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vendredi 15 juin 2012

Analyse du premier tour des législatives

Roger Martelli, 14/06/2012

Ce texte comporte deux parties : une première analyse les données électorales elles-mêmes, à partir de résultats par circonscription et par commune ; la seconde esquisse quelques réflexions plus « politiques ».

Marche Emilienne Mopty, 3 juin 2012. Source: http://photos.placeaupeuple2012.fr/
La logique bipartisane
Le premier tour a été dominé, tout à la fois, par un record d’abstention législative et par une forte attraction des deux partis dominants. Les deux phénomènes sont corrélés.
L’abstention est depuis quelques années un phénomène à la fois social (le « cens caché ») et politique (on ne voit plus très bien à quoi sert de voter). Le sentiment d’amélioration des « Trente Glorieuses » et la dynamique de mobilisation qui accompagna le programme commun ont permis une mobilisation électorale croissante dans les années soixante et soixante-dix, notamment au bénéfice de la gauche. La crise économique et le tournant « gestionnaire » du socialisme au pouvoir ont cassé la dynamique. La participation électorale a commencé à baisser, de façon différenciée selon les conjonctures et les types d’élection ; selon les moments, elle frappe un peu plus la gauche ou la droite.
L’évolution institutionnelle, la poussée de l’idéologie de la « bonne gouvernance » (supériorité de l’expertise réputée « non partisane »), les défaites des grandes alternatives historiques et la césure du quinquennat ont renforcé un peu plus le trait. Les catégories populaires ne se sentent à la rigueur concernées que par l’élection présidentielle. Quant à ceux qui votent – de façon plus aléatoire qu’autrefois – ils tendent à considérer que, faute d’enjeu de société perceptible, le choix se réduit, selon les cas, au petit mieux ou au « moins pire ». Dans ce contexte, le calcul de rationalité supposée pousse vers les formations jugées aptes à exercer les responsabilités du pouvoir central. Les uns s’écartent du vote, les autres vont vers « l’utile », selon des mouvements pendulaires et irréguliers qui déjouent pronostics et estimations…

jeudi 24 mai 2012

La démocratie est à l’Assemblée, pas à l’Elysée !

Jean-Claude Mamet, Convergences et alternative Romainville (93), 21 mai 2012

Depuis la cérémonie de passation des pouvoirs entre Sarkozy, le battu, et Hollande, l’élu, nous recevons un déluge d’images et de commentaires émus sur le président « normal ». Il ne fait aucun doute que pour la salubrité de la vie publique, cela vaut mieux que le show sarkozien écoeurant de 2007. Mais il ne faut pas s’y tromper : François Hollande, comme Mitterrand en son temps, enfile les habits d’un système de pouvoir foncièrement hiérarchique, monarchique, où le pouvoir d’un seul homme décide du sort du pays.
Le spectacle est maintenant donné au pouvoir de nomination : du président sur le 1er ministre, puis sur les heureux-ses « nominé-e-s » du gouvernement, sans qu’à aucun moment le peuple n’ait d’autre mot à dire qu’à s’émouvoir d’une Mme Aubry renvoyée à ses foyers ou à d’autres petites vengeances de ce genre.
Autrement dit, l’élection présidentielle commande toute la vie politique et en irradie toutes les conséquences. Comme si l’élection des député-e-s qui commence maintenant n’était qu’un détail complémentaire. Nous rencontrons d’ailleurs des citoyens qui nous disent, lorsque nous leur tendons des tracts sur les législatives : « Mais c’est fini les élections, non ? ». Leurs interrogations en disent long sur le formidable rapt anti-démocratique de la présidentielle et sur le nécessaire travail politique de fond pour renverser cet état d’esprit.

mardi 22 mai 2012

Les candidat-e-s Convergences et alternative - Front de gauche aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012

Soutenez et votez pour Claudette Moraine, Dominique Cholez, Danièle Obono et Jean-Claude Mamet !

- Claudette Moraine, candidate titulaire dans la 3e circonscription des Ardennes (Attigny, Buzancy, Carignan, Le Chesne, Grandpré, Machault, Monthois, Mouzon, Raucourt-et-Flaba, Sedan Est, Sedan Nord, Sedan Ouest, Tourteron, Vouziers)




Site de campagne: http://www.claudettemoraine.org/


- Dominique Cholez, candidat titulaire au côté de Michèle Grüner (PCF) dans la 3e circonscription des Vosges (Gérardmer, Plombières-les-Bains, Remiremont, Saulxures-sur-Moselotte, Le Thillot)




Site: http://front-de-gauche-remiremont.over-blog.com/
Page Facebook: http://www.facebook.com/profile.php?id=100003942960616&sk=wall




- Danièle Obono, candidate suppléante au côté de Ian Brossat (PCF) dans la 17e circonscription de Paris (18e-19e arrondissement)



Site de campagne : http://www.ian-brossat.fr/



- Sébastien Neau, candidat suppléant au côté de Françoise Georges (PG) dans la 2e circonscription de la Marne (Châtillon-sur-Marne moins les communes de Courtagnon, Nanteuil-la-Forêt et Pourcy; Fismes, Reims I, Reims III, Reims V, Reims VIII, Ville-en-Tardenois)


Site de campagne: www.francoise-georges.fr




- Jean-Claude Mamet, candidat suppléant au côté de Pascale Labbé (PCF) dans la 9e circonscription de Seine-Saint-Denis (Bondy Nord-ouest, Les Lilas, Noisy-le-Sec, Romainville, Le Pré Saint-Gervais)


 Site de campagne : http://pascalelabbe.wordpress.com/

mercredi 16 mai 2012

"Blitzkrieg" ou "longue marche" ?

Thierry Guintrand, Convergences et alternative Villejuif, 13 mai 2012

Manif 1er mai 2012. Source: http://photos.placeaupeuple2012.fr/
C’est fait ! Voilà que nous venons de tourner avec bonheur la page de cinq ans sarkozysme ! Avant toute chose, cette élection aura été un « référendum anti-Sarko ». La forte participation à cette élection souligne une fois de plus son rôle « d’élection maîtresse » de la 5e République, encore renforcé par la réforme du quinquennat.   
Il faut reconnaître au moins une chose à Nicolas Sarkozy, c’est qu’il aura marqué son époque. Aventurier de la droite parlementaire, opportuniste passé par toutes les coteries et les clans de sa famille politique et dont le seul objectif était l’accession au pouvoir, il aura marqué la fin d’un cycle pour la droite. Ce cycle fut ouvert à la Libération avec la 4e République et renforcé avec l’avènement du gaullisme et de la 5e. Le « compromis fordiste » des 30 Glorieuses a sauté en Europe dès l’accession de Thatcher au pouvoir en Angleterre en 1979. Bien que soumise à une offensive libérale à partir du tournant de la rigueur en 1983, offensive de basse intensité en comparaison avec celle qui sévissait dans la plupart des pays capitalistes, il aura fallu en France attendre les années 2000 et notamment l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy pour que nous subissions une offensive comparable au thatchérisme.

mardi 8 mai 2012

On a gagné ! Sarkozy est battu. Maintenant, à gauche vraiment. On lâche rien.


 
Communiqué



C’est une immense victoire que d’avoir mis Sarkozy au tapis, d’avoir conjuré l’arrivée au pouvoir d’une droite dérivant vers une alliance avec  le Front National. C’est une première victoire en Europe contre un gouvernement d’austérité, un refus d’accepter la violence de la crise du libéralisme qui engendre chômage et pauvreté. C’est une réponse cinglante à l’ignoble campagne menée par Sarkozy entre les deux tours, entièrement axée sur la volonté d’affronter le mouvement populaire et syndical et sur une incitation aux divisions et aux discriminations empruntée à l’idéologie du Front National. C’est une revanche contre celui qui avait refusé de céder aux millions de grévistes et manifestants contre sa réforme des retraites en 2010, et les avait mis au défi de le  renverser, lui et la droite au pouvoir. Et bien c’est fait ! Cette victoire est aussi celle, en différé, du plus grand mouvement social d’après mai 1968.

lundi 23 avril 2012

Maintenant, le 6 mai, tous ensemble pour battre Sarkozy!

 
Communiqué

Sarkozy et la droite ont subi une première défaite. Ils peuvent et doivent être battus, à condition que la mobilisation se réalise pour qu'aucune voix ne manque à gauche pour le faire. Mais avec 18 %, le Front National est une grave menace pour la démocratie et l'égalité dans notre société. C'est le résultat d'une campagne de Sarkozy qui a validé les thèses du Front National en les empruntant dans son programme, c'est le résultat des discours qui désignent des bouc-émissaires, c'est le résultat des impasses des politiques menées incapables de s'en prendre aux racines de la crise économique. Il est donc urgent que toute la gauche agisse ensemble contre les idées du FN. Avec un vote autour de 12 %, Jean Luc Mélenchon et le Front de Gauche installent une nouvelle force, une gauche de résistance et d'alternative pour un vrai changement. Le vote pour Jean-Luc Mélenchon  exprime le retour du peuple qui avait majoritairement dit NON à la Constitution néo-libérale de l’Europe.
C’est toute la gauche qui progresse, grâce à cette re-mobilisation autour du Front de gauche. 

mercredi 11 avril 2012

Votez Mélenchon pour la victoire à gauche !

Meeting du Front de gauche à Lille (27 mars 2012). Source: "Place aux photos", http://photos.placeaupeuple2012.fr
A quelques jours du 22 avril, personne à gauche ne doit hésiter. Pour redonner à la gauche son authenticité humaine, ses racines populaires, son souffle mobilisateur, c’est avec le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon que cela se passe.
Plus les intentions de votes progressent en sa faveur, plus la gauche tout entière augmente sa puissance face à la droite. Le vote utile à gauche, c’est celui-là ! La campagne du Front de gauche redonne le goût de l’engagement politique. Elle fait reculer l’extrême-droite en démontrant son imposture. Elle donne au syndicalisme et aux mouvements associatifs un nouvel horizon pour prolonger les luttes et leur donner une portée nationale. Elle unifie la lutte écologique et la question sociale dans un projet de « planification », une « règle verte » pour changer les conditions de travail et d’habitat, nos modes de consommation, les choix techniques dangereux. Elle propose d’abolir le pouvoir exorbitant du Président de la République, en redonnant le pouvoir au peuple à travers une 6ème République citoyenne et sociale basée sur la primauté de l’Assemblée des députés.
Plus le vote Mélenchon sera fort, plus pressante sera la question : renvoyer Sarkozy, gagner à gauche, c’est le moment ! Et sans hésiter au deuxième tour. Mais pour quel gouvernement ? Les programmes du PS et du Front de gauche ne sont pas compatibles pour gouverner ensemble. Mais le débat doit s’ouvrir sur les mesures urgentes à prendre à l’Assemblée par une majorité de gauche pour créer une alternative immédiate : remettre en cause la dette qui étrangle les peuples, redistribuer les richesses, défendre et étendre les services publics, refuser l’austérité permanente imposée par le nouveau traité de Merkel et Sarkozy.

Convergences et alternative, avril 2012

mardi 20 mars 2012

La Bastille, ce n’est qu’un début ....

Bastille, 18 mars 2012. Source: Place aux photos, http://photos.placeaupeuple2012.fr
Le roi Sarkozy est parti en campagne en donnant à cette élection un tour d’affrontement politico-social radical. Il est avec Parisot pour réaliser les rêves du Medef, avec Merkel pour imposer l’austérité généralisée en Europe, avec Guéant pour camoufler le tout derrière une prétendue civilisation en danger et une surenchère sur les « valeurs » qu’il partage avec le FN. L’enjeu de 2012 est désormais limpide: il faut le battre, lui et la droite, sous peine de connaître, pour le coup, un vrai recul de civilisation, un retour à la loi de la jungle capitaliste réduisant à néant tous les acquis sociaux. La Grèce est là pour montrer jusqu’où ils sont capables d’aller ….
Dans cet affrontement contre la droite et l’extrême-droite, l’autre enjeu, en 2012, c’est de faire monter en puissance une gauche de résistance. Et cette fois-ci, c’est bien parti : le Front de gauche, parce qu’il est lui-même la convergence de plusieurs forces politiques qui ont choisi de se rassembler, réussit à se dépasser, à susciter un élan populaire et à redonner confiance et dignité, à celles et ceux qui désespéraient de la gauche. Avec lui on relève la tête, et on ose affirmer que pour sortir de la crise, il faut faire des choix radicaux pour ne plus subir le libéralisme. Le succès de la marche du 18 mars, qui a réunit près de 120 000 personnes, en est à ce jour la plus éclatante démonstration.

lundi 27 février 2012

Pour une nouvelle politique entre la France et l’Afrique


Forum social mondial de Dakar, 6 février 2011.
50 ans après les décolonisations africaines les espoirs de développement et de construction de sociétés démocratiques, souveraines, solidaires et égalitaires n’ont pas été réalisés. La responsabilité historique du capitalisme européen est engagée, pour toutes les entraves qu'il a mis au développement de l'Afrique, de l'esclavagisme qui a déstructuré les sociétés africaines, jusqu'au colonialisme et aux politiques impérialistes qui ont organisé le pillage des ressources et formaté l'activité économique de l'Afrique pour les seuls besoins des entreprises multinationales. Les peuples n’ont pourtant pas dit leur dernier mot. De Dakar à Johannesburg en passant par Lagos, de grèves générales en mouvements populaires, ils témoignent de leurs aspirations et de leurs combats pour construire une autre Afrique et un autre monde. C’est dans cette dynamique que le Front de gauche entend changer radicalement la politique de la France avec l’Afrique.

Un ordre néolibéral destructeur

La domination idéologique du libéralisme et la domination des grandes puissances contre les pays du Sud ont engendré la marchandisation générale de toutes les activités humaines, y compris le corps lui-même, et de toutes les ressources de la planète. Désormais, aucun pays ne peut échapper à la mondialisation néolibérale. Tout s’y vend. Les forêts primaires sont dévastées pour ouvrir des routes vers l’exploitation des mines ou pour offrir des meubles exotiques bon marché dans les jardins occidentaux. Les entreprises ont délocalisé en masse leurs productions en fonction du coût salarial le plus faible. Fuyant les mesures environnementales prises dans les pays du Nord, les entreprises choisissent de produire au détriment de la santé des populations. Les marchés financiers ont pu organiser une fantastique économie de casino avec les conséquences que l’on connaît jusqu’à la dernière crise financière. Le capitalisme financier transnational ne porte pas seulement en lui les germes de conséquences sociales effrayantes (explosion des inégalités de richesse, appauvrissement des Etats, tensions géopolitiques), mais provoque également une crise écologique qui met aujourd’hui en péril l’avenir même de l’humanité.

vendredi 10 février 2012

La guerre de classe est déclarée : venez faire Front à gauche, camarades !

Yann Cochin, membre du conseil national de campagne du Front de gauche, bulletin Convergences et alternative, n° 10, 9 février 2012, p. 1.

L’entrée de Sarkozy en campagne donne à celle-ci un tour d’affrontement politico-social radical. Il est avec Parisot pour réaliser les rêves du Medef, avec Merkel pour imposer l’austérité généralisée en Europe, avec Guéant pour camoufler le tout derrière une prétendue civilisation en danger, quitte à s’accommoder sur les « valeurs » avec le FN.
L’enjeu de 2012 est désormais limpide: il faut le battre, lui et la droite, sous peine de connaître, pour le coup, un vrai recul de civilisation, un retour à la loi de la jungle capitaliste réduisant à néant tous les acquis sociaux. La Grèce est là pour montrer jusqu’où ils sont capables d’aller...
Manifestation éducation nationale, Paris, 31/01/12. Source: L'oeil de la campagne
Alors, puisque la guerre de classe est déclarée, l’autre enjeu, en 2012, c’est de faire monter en puissance une gauche de résistance. Pas une gauche de résignation qui n’oserait pas s’affronter aux marchés financiers et paierait leur dette sans broncher. La Grèce, encore, montre jusqu’à quelle catastrophe peut mener ce type de politique quand la gauche y consent.
Mais une gauche de résistance ne peut avancer sans la puissance d’un mouvement social actif. Avant comme après les élections. Et dans cette élection, les syndicats se manifestent dans le débat, appellent à l’action en France contre le gouvernement, en Europe en mars contre les nouveaux traités, et les usines occupées contre les licenciements s’invitent aussi dans le débat.

jeudi 2 février 2012

Pour battre durablement le droite et l'extrême-droite, amplifions la dynamique du Front de gauche

Nabil Yahiaoui, Convergences et alternative Chambéry, 1er février 2012

Meeting du Front de gauche à Nantes (14 janvier 2012). Par Stéphane Burlot.

Il reste moins de trois mois avant le premier tour de l’élection présidentielle qui pourrait marquer une défaite de Sarkozy et de la droite pour la première fois depuis 1995.
Lors de son intervention télévisée dimanche 29 janvier dernier Nicolas Sarkozy a défendu les intérêts du grand patronat. L’annonce  de la TVA « sociale » est un cadeau de 13 milliards à son électorat de base, les entrepreneurs. Avec l’augmentation de la TVA, impôt extrêmement injuste, c’est une nouvelle exonération d’impôts et de cotisations sociales (0,8% de PIB,) dont bénéficient les grandes entreprises au nom de la sacrosainte compétitivité française. La volonté d’entrainer les syndicats dans des négociations « emploi-compétitivité » trace l’orientation économique de Sarkozy. Cette compétitivité tant encensée se décline par l’accentuation de la pression sur les salarié-e-s avec le recours au chantage des délocalisations pour maintenir les taux de profits. Elle ne fait qu’accroitre la concurrence entre les travailleur-euse-s à l’échelle du globe et renforce les dramatiques replis nationalistes et racistes au nom du mythe de la préférence nationale.

mardi 29 novembre 2011

« Une première assemblée citoyenne d’entreprise à la gare d’Austerlitz à Paris »

 
Nous avons interviewé Tony Fraquelli, cheminot à Austerlitz.

Comment s’est constituée votre assemblée citoyenne sur la gare ?
Sur Austerlitz l’idée d’un collectif politique unitaire court depuis pas mal de temps. Certains militants étaient d’accord mais il restait encore des blocages venant souvent de plus haut et ça n’avait pas abouti. Puis le mouvement des retraites et les luttes sociales ont alimenté la discussion entre nous et parmi ceux qui s’étaient lancés dans la bagarre. D’ailleurs on s’est fait interpellé sur le mode : « on se rend compte que le syndicat, s’il est indispensable, ne suffit pas, vous les militants politiques qu’attendez-vous ? On a également besoin d’unité politique. »
Mais il y avait encore des résistances au sein du PCF. Puis il y a eu le discours de D. Le Reste à Gennevilliers, dans le cadre de l’appel  « Pour une dynamique populaire du Front de gauche », disant qu’il ne fallait pas attendre les consignes mais avancer. Dès le lundi matin les camarades du PC m’appellent en disant :« on y va ».
On décide donc de lancer un appel initié par des militants Parti communiste et Convergences et alternative. Seulement on est tous militant CGT, ça marque, ça laisse des traces parce qu’on a la même culture syndicale. Cet appel est tout de suite repris par douze cheminots.
Cela a été l’occasion de rediscuter politique, de revenir sur les expériences passées en particulier la gauche plurielle, mais on sent encore de l’attentisme parmi les cheminots en particulier sur notre candidat. Certains attendent de voir, d’aller plus avant dans la campagne pour être rassurés sur l’orientation du Front de Gauche.

vendredi 18 novembre 2011

Pour construire une vraie alternative aux politiques d’austérité, nous ne devons pas être soumis-e-s au social-libéralisme

Danièle Obono (Convergences et alternative Paris), Hendrik Davi (Convergences et alternative Marseille), membres du Front de gauche, 18 novembre 2011

"Le programme partagé à Brives" (11/10/11). Source: L'oeil de la campagne.
Face à la crise du capitalisme, l’enjeu et l’urgence, aujourd’hui à gauche, sont non seulement de résister aux attaques néolibérales, mais aussi de montrer que des perspectives alternatives en rupture avec cette logique, existent. Il nous faut développer une stratégie claire et offensive vis-à-vis du Parti socialiste, qui demeure, malgré tout, la force politique vers laquelle se tourne encore une majorité du peuple de gauche.

Unité dans la lutte

La crise de la dette, comme la crise financière de 2008 à qui elle fait logiquement suite, ne sont pas seulement l’expression d’une mauvaise gouvernance d’un capitalisme qui aurait donné trop de pouvoirs au système financier. Elles découlent directement des contradictions internes du capitalisme. La crise va donc se poursuivre et s’aggraver d’autant plus que personne, parmi les puissant-e-s, ne semble disposer pour le moment d’un réel « plan B », d’une alternative « crédible » (c’est-à-dire compatible avec le système capitaliste) au néolibéralisme. Pour tenter d’éviter un krach total et des pertes astronomiques pour les plus riches les classes dominantes n’ont rien trouvé d’autre que de faire payer les classes moyennes et populaires. La dette est ainsi utilisée comme un moyen de chantage très puissant pour faire accepter l’inacceptable aux peuples.

mardi 8 novembre 2011

Nucléaire, la parole au peuple ...

A l’heure où les lobbies pro-nucléaire (re)passent discrètement à l’offensive et plutôt que de s’embourber dans des tractations électoralistes au sommet des appareils, les forces politiques de gauche devraient plutôt répondre positivement à la proposition que leur a faite, le 26 octobre dernier, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, de mener campagne ensemble pour une référendum sur le sujet. A l’appui de cette démarche, nous reproduisons ci-dessous une analyse de Yann Cochin, syndicaliste dans le secteur de l’énergie, membre du conseil national de campagne du Front de gauche et de Convergences et alternative, parue en juillet dernier dans le bulletin public de notre courant.



Yann Cochin, Convergences et alternative, n° 8, 10 juillet 2011, p. 8-9.

L’Allemagne, la Suisse, l’Italie décident de programmer une sortie du nucléaire, 70 % des Français-e-s y sont favorables selon un sondage, le débat public est urgent. Et avec les salarié-e-s des centrales, premier-e-s exposé-e-s.
Fukushima ce n’est  pas fini, les installations ne sont toujours pas maîtrisées (les autorités espèrent en retrouver le contrôle fin janvier, ce qui laisse sceptique les spécialistes) et les informations sur le niveau de radioactivité de l’environnement sont toujours plus inquiétantes ASN du 16 juin), il en est de même sur les doses reçues par les salariés. Explosions et haute contamination de la mer restent hélas totalement du domaine du possible.
Cet accident majeur pose d’une manière nouvelle la question de l’utilisation du nucléaire civil à des fins de production d’électricité : dans ce débat il y aura un avant et un après Fukushima. Et cela parce qu’il sera désormais très difficile de faire accepter aux populations de pays nucléarisés le message classique : « Ce n’est pas possible chez nous … ».

mardi 25 octobre 2011

Les vrais « primaires » à gauche auront lieu aux premiers tours en 2012. A gauche toute pour battre la droite !

Alain Montaufray, CetA Aubervilliers (93), équipe d’animation nationale, 20 octobre 2011

"Avec le Front de gauche, enflammons de débat!"
3 millions d’électeur-trice-s à la primaire socialiste, c’est un événement politique. Une partie importante de l’électorat de gauche s’est mobilisée, au delà des soutiens habituels du PS. Si les débats ont fait apparaître peu de différences entre Aubry et Hollande, les résultats du premier tour ont démenti les commentateurs et sondeurs du système médiatique, avec 17 % des électeur-trice-s se servant du bulletin Montebourg pour dire au PS « à gauche, plus à gauche »… Une nouvelle confirmation des grandes tendances à l’œuvre dans l’opinion : se saisir de toutes les occasions offertes, s’engouffrer dans toutes les brèches, pour exprimer la double volonté de mettre fin au sarkozysme et de pousser la gauche le plus à gauche possible, dans cette situation de crise sans fin devenant de plus en plus insupportable.
Il restera beaucoup à dire sur le principe de « primaires » et le second tour laisse dubitatif sur le « renouvellement » des pratiques. Il fut dominé par les mécaniques habituelles de ralliements au sein du PS, et un matraquage pro-Hollande prétendant que lui seul, et de surcroit un homme, pouvait vaincre Sarkozy. Tout cela pour désigner le candidat assumant une politique de « centre gauche », dite de la « gauche molle », face à une « droite dure » qui espère d’ailleurs en tirer profit.
Pourtant, dans tous les scrutins depuis 5 ans (européennes, régionales, cantonales, sénatoriales) une majorité de gauche s’affirme dans l’opinion, alors que le « centre droit » se rétrécit, y compris aux sénatoriales, scrutin pourtant taillée sur mesure pour favoriser les notables des « centres ». Mais Hollande, après Valls, veut ressusciter Bayrou ! Répétant que « la gauche ne peut être majoritaire à elle seule », il en appelle au « rassemblement », non vers la gauche, mais vers le centre. Comme si, effrayé de l’exigence grandissante que la gauche soit vraiment à gauche pour résister à la crise du capitalisme libéral, Hollande avait besoin de cet alibi du « centre » avec qui s’allier pour faire accepter son orientation basée sur la réduction des déficits, le paiement de la dette, le respect de la « règle d’or » des financiers, et « les sacrifices » qui vont avec.

mercredi 19 octobre 2011

« Assemblées citoyennes du Front de Gauche : par ici la démocratie ! »

« Place au peuple ! 2012 », le site de la campagne 2012 du Front de gauche, 19 octobre 2011


Manifestation du 11 octobre 2011 à Paris. Source: http://www.jean-luc-melenchon.fr/loeil-de-la-campagne/
A l’heure où l’installation définitive dans ses locaux de campagne approche à grands pas, le Front de Gauche tend la main aux citoyen-ne-s avec ses assemblées citoyennes. Danielle Obono, coordinatrice de cet élan citoyen, nous en explique quelques modalités.

De la Casbah tunisienne à Wall Street, de la place Tahrir à la Puerta del Sol, les peuples refusent de faire les frais de la crise et s’invitent sur la scène de l’Histoire. Pour répondre à l’urgence politique, sociale, économique et écologique, ils ne se contentent pas de choisir le-la champion-ne d’une possible alternance mais se décident à être acteur-trice-s de l’alternative. C’est cette dynamique de reconquête démocratique qui inspire aujourd’hui les assemblées citoyennes du Front de gauche.
Les assemblées citoyennes qui se mettent en place un peu partout dans le pays sont des espaces de rencontre, de débats et d’actions, des outils d’engagement souple et durable pour redonner à tou-te-s le goût de la politique, l’envie de participer aux affaires de la cité, d’agir pour transformer le quotidien. C’est là que se construit aujourd’hui en France le rassemblement de toutes les forces, individuelles et collectives, qui veulent radicalement changer la société.
Ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent participer, d’une manière ou d’une autre, à la campagne du Front de gauche, elles en sont la cheville ouvrière, en l’organisant sur le terrain, au plus près de la population, en popularisant son programme, en participant aux luttes sociales et écologiques, locales et nationales.

« Le Conseil national de campagne s’installe à l’usine »

« Place au peuple ! 2012 », le site de la campagne 2012 du Front de gauche, 19 octobre 2011


Derniers bricolages à « l’usine » (siège de campagne du Front de Gauche)  avant l’inauguration à la presse. Photo S. Burlot
Après plusieurs semaines de travaux, l’usine est à présent opérationnelle. Conviée à partager l’installation du conseil national de campagne dans ses locaux, une soixantaine de journalistes est venue assistée à la conférence de presse du Front de Gauche. Compte-rendu.

C’est Leila Chaibi, qui pendant plusieurs semaines a assuré avec brio la coordination des travaux, qui a ouvert la soirée. D’emblée, la jeune femme a tenu à remercier tous les militant-e-s, volontaires, sympathisant-e-s qui ont mis la main à la pâte pour donner une nouvelle vie à ce lieu.
Comme elle l’a précisé, « ce n’est pas grâce à l’argent de Martin Bouygues » que l’usine a été réhabilitée. « Nous avions lancé un appel aux dons et pas mal de gens y ont répondu », s’est-elle réjouie. Puis, avant de céder la parole à Pierre Laurent, elle a reconnu que ce lieu serait à l’image de cette campagne : « un grand chantier collectif » où tous ceux qui veulent agir sont les bienvenus.
C’est ensuite le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, « très fier d’ouvrir cette soirée » qui s’est ensuite installé au pupitre. Rapidement, il s’est félicité de la mise en action de ce conseil national de campagne, composé pour l’heure de 118 membres, d’intellectuel-le-s, d’artistes, de syndicalistes, de militant-e-s associatif, etc. Le tout à parité égale et ouvert à de prochains élargissements.
Et c’est justement trois d’entre eux qui ont succédé à Pierre Laurent à la tribune. Dominique Noguères tout d’abord, avocate et militante des droits de l’Homme est venue exprimer son ras-le-bol. Mais surtout apportée son soutien à ceux, qui, a-t-elle lancé, « ont remis les valeurs de la gauche sur la table ».

mercredi 5 octobre 2011

En 2012, on va leur faire un dessin : « Le Front de gauche »

Si vous vous demandez encore ce qu’est le Front de Gauche, voici la réponse en 2 petites minutes…



Film d’expression directe du PCF.

Source: http://www.placeaupeuple2012.fr/