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dimanche 8 septembre 2013

Collectif retraites 2013, " Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !"


Signez l’appel : «Ensemble, défendons nos retraites !»

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.
Refusons les régressions sociales
« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes. L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.
L’austérité sans fin est suicidaire
Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette récession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission. Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient  réduits !
Il est possible de faire autrement
L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre.
Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.

vendredi 30 août 2013

Déclaration du Front de Gauche sur le projet gouvernemental sur les retraites

Paris, le 28 août 2013

Les éléments du projet gouvernemental de réforme de retraites sont maintenant dévoilés. Elle repart de la réforme Sarkozy : le gouvernement légitime la fin de la retraite à 60 ans. Elle utilise les mêmes leviers que toutes les réformes de la droite : allongement de la durée de cotisations ce qui signifie le recul de l’âge réel de départ en retraite. C’est une triste première pour un gouvernement de gauche ; elle touchera plus particulièrement les jeunes. Les retraité-e-s seront mis-e-s à contribution, une « double peine » pour eux après une vie de salarié-e-s à cotiser pour la protection sociale.
D’autre part, si le gouvernement annonce une augmentation des cotisations des salarié-e-s et des patrons, ceux-ci sont rassurés par l’annonce de l’allègement de leurs cotisations concernant les prestations familiales dès 2014.  Il s’agit d’un nouveau cadeau au patronat après les 20 milliards déjà accordés aux entreprises sans contrepartie en 2013. Puisqu’il est si bien entendu, le MEDEF aurait tort de ne pas en demander encore plus comme il le fait dès aujourd’hui…
Cette contre-réforme ne vise en rien  un progrès ! Avec ces mesures inefficaces et injustes, c’est plus de chômage et moins de pouvoir d’achat. Les classes populaires, les classes moyennes et les retraité-e-s sont ponctionné-e-s au lieu de faire financer les entreprises et la finance.
Cette « réforme » n’est pas faite pour répondre aux besoins des Français-e-s mais pour obéir aux injonctions de Bruxelles. Pour cela, le gouvernement est prêt à faire ce qu’aucun gouvernement « de gauche » n’a fait. Au mépris des aspirations de celles et ceux qui ont battu Nicolas Sarkozy et l’avis d’une part grandissante de la majorité gouvernementale comme le montrent, notamment, les réactions à Europe Ecologie – Les Verts ou l’appel de 3000 socialistes.
A l’inverse, le Front de gauche entend contribuer à la plus grande unité possible contre cette réforme derrière les syndicats et dans le cadre du Collectif retraites 2013. La première mobilisation du 10 septembre, le succès de la fête de l’Humanité doivent être au plus haut niveau pour se faire entendre du gouvernement.

Le Front de Gauche : PCF/PG/GU/C&A/R&S/FASE/GA/PCOF/Alternatifs

mardi 11 juin 2013

Du 5 mai au 16 juin, le Front de gauche artisan d’une alternative à l’austérité

Trait d’union, n°5, p. 2-3.
Après une première année marquée par de nombreux cadeaux aux patrons et par la casse du code du travail, avec l’ANI, François Hollande passe à l’offensive ! Une fois de plus, ce sont les salariés qui en pâtiront avec la une nouvelle contre-réforme des retraites, entre autres.
Le Front de gauche a réussi à remettre la gauche dans la rue le 5 mai, l’alternative doit maintenant être dessinée le plus largement possible, avec toutes celles et tous ceux qui veulent en changement de gauche. Cette démarche démarrera avec les Assises du 16 juin.
La deuxième année du quinquennat de François Hollande est mainte­nant commencée et se veut une année « d’offensive » selon les propos du chef de l’État. Il n’est plus ques­tion, comme il le laissait entendre il y a quelques mois, de prévoir deux années de redressement et de rigueur avant de redistribuer les richesses produites. C’est une véritable fuite en avant dans la mise en oeuvre d’une politique favo­rable au patronat qui se décline sous les exigences de la compétitivité, de la réduction des dépenses publiques et des réformes structurelles exigées par la Commission européenne et les milieux financiers.

vendredi 24 mai 2013

9 juin 2013: marche des femmes contre l'austérité !

  A l’appel de plus de 150 femmes, militantes associatives, politiques, syndicales, citoyennes, connues ou anonymes, des milliers de femmes et d’hommes marcheront le 9 juin prochain à Paris contre les politiques d’austérité que les femmes sont les premières à subir.
 Cet appel fait le constat d’une situation sociale et économique dégradée, particulièrement pour les femmes. 
 « Incontestablement, ce sont nous, les femmes, qui sommes aux premiers rangs du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté. Indiscutablement, nous sommes très majoritaires à vivre la précarité et les retraites au rabais. Ce sont nous qui formons sans conteste la majorité des salariés de l’État et des Collectivités territoriales. Nous sommes les premières utilisatrices des services publics et nous subissons leur casse de plein fouet. » 
  Au contraire des déclarations de Jean Marc Ayrault indiquant le 5 mai dernier qu’« il n’y a pas d’austérité, ça c’est une invention de propagande », les politiques menées par le gouvernement n’affrontent pas le pouvoir de la finance et de l’argent. Nous refusons ces politiques d’austérité budgétaire, la casse des services publics, la règle d’or, l’Accord National Interprofessionnel, la poursuite des politiques d’« abaissement du coût de travail » et de « flexibilité du marché du travail », la remise en cause continuelle de la protection sociale… Alors que d’autres choix sont possibles et nécessaires pour changer nos vies. 

Contre l’austérité et la finance, ensemble imposons d’autres politiques ! 

Retrouvez la liste des signataires et l’appel dans son intégralité sur :

Télécharger le tract d’appel :

mercredi 15 mai 2013

NON à la loi Medef, non au recul de l'âge de la retraite, OUI à l'amnistie sociale

Communiqué du Front de gauche, 14 mai 2013

Le Sénat, mardi 14 mai, puis l’Assemblée nationale le 16 mai vont être le théâtre de deux votes importants : sur l’Accord national interprofessionnel (ANI) d’une part, sur les lois d’amnistie sociale et l’interdiction des licenciements boursiers proposées par le groupe Front de gauche d’autre part. Dans les deux cas nous appelons les député-e-s de la majorité gouvernementale à désobéir aux volontés du gouvernement. 
L’ANI ne peut en effet passer au Sénat qu’avec les voix de la droite. C’est la raison pour laquelle le gouvernement avait eu recours au principe du voté bloqué une première fois. La manœuvre ayant échoué, l’heure de vérité approche : le Front de Gauche s’adresse solennellement aux sénateurs socialistes  pour qu’ils n’adoptent pas définitivement ce texte de régression sociale. 
La loi sur l’amnistiée sociale qui passe jeudi à l’Assemblée s’est, elle, vue refusée par le gouvernement alors qu’elle avait été adoptée au Sénat. Ce volte-face de l’exécutif et du groupe PS réjouit la droite et, là encore, le Medef. Les élu-e-s EELV ayant déjà annoncé qu’ils voteraient la proposition du Front de gauche, tout va dépendre du vote des députés PS. Il serait indécent qu’un élu de gauche refuse l’amnistie sociale à celles et ceux qui ont résisté pendant cinq ans à la politique de Nicolas Sarkozy ! Ce serait un reniement insupportable et un feu vert à une criminalisation accentuée du mouvement social à l’avenir. C’est pourquoi le Front de gauche appelle ses sympathisant-e-s et plus largement les citoyen-ne-s à se mobiliser devant l’Assemblée nationale aux côtés des syndicats le 16 mai à partir de 12h30 pour soutenir ces projets de loi.

mardi 2 octobre 2012

Contre le traité et l'austérité: le 30 n'est qu'un début, la lutte continue

Communiqué de presse du Front de gauche après le 30 septembre 

Paris, 30 septembre 2012 - Photo S. Burlot
Le Front de Gauche se félicite de la grande réussite de la manifestation nationale du 30 septembre organisée par 65 organisations (associations, syndicats, forces politiques) pour une Europe Solidaire et contre le Traité d'austérité. Sa diversité syndicale, associative et politique a payé et entraîné une importante dynamique citoyenne. Cette manifestation de plus de 80 000  personnes marque une étape importante dans la mobilisation contre le traité et plus largement les politiques d'austérité qui sévissent en Europe comme en France. Tous ensemble, nous avons largement participé à ce que le débat public s'ouvre sur les enjeux de ce traité. Les deux semaines qui s'ouvrent au parlement doivent être l'occasion d'amplifier encore ce débat.





lundi 17 septembre 2012

Ensemble contre la ratification du traité d’austérité !

Bulletin Convergences et alternative, supplément spécial Fête de l’Humanité, n° 11, septembre 2012

A peine avons nous par millions uni nos forces pour chasser la droite du gouvernement, que les libéraux au pouvoir en Europe, les patron-ne-s du Medef, et tou-te-s les nostalgiques du sarkozisme se mettent à faire front pour marquer leur camp et obtenir une généralisation des politiques d’austérité. On ne peut les laisser continuer à faire la loi.
Devant leur offensive, elles et ils trouvent un nouveau gouvernement qui, malgré quelques annonces minimales, n’a même pas l’audace de tenir, face à elles et eux, ses quelques engagements de campagne électorale sur la renégociation du traité européen Merkozy ou la promesse de ne pas laisser faire la fermeture de l’usine de PSA à Aulnay. 
En ce mois de rentrée sociale et politique, la petite musique médiatique prend, sur la question des urgences de l’heure, une drôle de tournure. François Hollande doit-il accélérer son action ? Sa baisse de popularité dans les sondages vient-elle d’une « impatience » des électeur-trice-s ? Accélérer sans doute, mais pour quoi faire ? Quels sont le programme, le contenu de la politique gouvernementale ? Nous sommes vite éclairé-e-s quand nous apprenons qu’il s’agit d’accélérer des « réformes », qui sonnent comme « avant », ressemblant aux contreréformes néolibérales, même enrobées de quelques mesures compensatoires. 

vendredi 7 septembre 2012

Non à l’austérité permanente : refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe !

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».
Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique.

lundi 30 avril 2012

"Afriques en lutte" vers un nouveau départ

Paul Martial, Afriques en lutte, n°17, mars/avril 2012

Une discussion s’est engagée dans le groupe de travail « Afriques » (GTA) du NPA sur le changement de statut d’Afriques en Lutte (AEL). Si nous avons voulu dès le départ, faire d’Afriques en lutte une structure ouverte aux expressions venant des différentes organisation de la société civile, des syndicats et des organisations politiques de la gauche africaine, AEL restait l’émanation du groupe de travail « Afriques » du NPA et à ce titre portait la parole officielle du NPA sur les questions africaines.
L’évolution de la situation tant en France que sur le continent nous amène à revisiter les formes organisationnelles d’AEL.

mardi 8 novembre 2011

Nucléaire, la parole au peuple ...

A l’heure où les lobbies pro-nucléaire (re)passent discrètement à l’offensive et plutôt que de s’embourber dans des tractations électoralistes au sommet des appareils, les forces politiques de gauche devraient plutôt répondre positivement à la proposition que leur a faite, le 26 octobre dernier, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, de mener campagne ensemble pour une référendum sur le sujet. A l’appui de cette démarche, nous reproduisons ci-dessous une analyse de Yann Cochin, syndicaliste dans le secteur de l’énergie, membre du conseil national de campagne du Front de gauche et de Convergences et alternative, parue en juillet dernier dans le bulletin public de notre courant.



Yann Cochin, Convergences et alternative, n° 8, 10 juillet 2011, p. 8-9.

L’Allemagne, la Suisse, l’Italie décident de programmer une sortie du nucléaire, 70 % des Français-e-s y sont favorables selon un sondage, le débat public est urgent. Et avec les salarié-e-s des centrales, premier-e-s exposé-e-s.
Fukushima ce n’est  pas fini, les installations ne sont toujours pas maîtrisées (les autorités espèrent en retrouver le contrôle fin janvier, ce qui laisse sceptique les spécialistes) et les informations sur le niveau de radioactivité de l’environnement sont toujours plus inquiétantes ASN du 16 juin), il en est de même sur les doses reçues par les salariés. Explosions et haute contamination de la mer restent hélas totalement du domaine du possible.
Cet accident majeur pose d’une manière nouvelle la question de l’utilisation du nucléaire civil à des fins de production d’électricité : dans ce débat il y aura un avant et un après Fukushima. Et cela parce qu’il sera désormais très difficile de faire accepter aux populations de pays nucléarisés le message classique : « Ce n’est pas possible chez nous … ».

mercredi 26 octobre 2011

Appel pour un audit citoyen de la dette publique

Aujourd'hui 26 octobre, le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique publie son appel constitutif. Il invite tous les citoyens à signer cet appel et à s'engager dans la démarche de l'audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l'objet d'un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. Le Collectif pour un audit citoyen est composé d'une vingtaine d'organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques. Il tiendra une conférence de presse à Nice, le 2 novembre à 12h, lors de l'alter-forum qui précèdera et contestera le G20. Pour signer en ligne l'appel : www.audit-citoyen.org/
Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

vendredi 23 septembre 2011

« Ce n’est ni notre crise ni notre dette ! Non à la règle d’or ! »

Appel unitaire

ATTAC, CGT-Finances, Convergence nationale de défense et de développement des services publics, Etats Généraux des Services Publics, FASE, FILPAC-CGT, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, République & Socialisme, Résistance Sociale, Union syndicale Solidaires ..., septembre 2011.

Il ne se passe pas une journée sans entendre un ministre ou autre expert expliquer sur les ondes et dans les journaux que la « règle d’or » voulue par le président de la République serait la mesure de bon sens, inéluctable et indispensable pour rassurer les marchés financiers et réduire la dette. Il s’agirait d’inscrire dans la Constitution l’impératif de l’équilibre budgétaire et une limitation des dépenses publiques. Ce projet découle du récent « Pacte pour l’euro plus », adopté par tous les gouvernements, qui exige une réforme constitutionnelle ou loi cadre pour instaurer l’austérité de façon « contraignante et durable ». Nicolas Sarkozy voudrait réunir le Congrès – où il a besoin des voix de l’opposition - pour faire voter cette soi-disant « règle d’or ».

Cette réforme constitutionnelle ne doit pas voir le jour ! [...]

jeudi 17 mars 2011

Construire une alternative politique à la hauteur des exigences du mouvement social


Appel unitaire


Nous avons vécu à l’automne un mouvement social exceptionnel. Alors qu’un déferlement médiatique tentait de faire croire que les « lois » de l’économie imposaient inéluctablement une remise en cause d’un acquis social fondamental, des millions de salariés, jeunes, chômeurs, retraités se sont mobilisés pour dire leur refus et l’opinion a massivement rejeté les régressions décidées au mépris de toute démocratie.
Ce mouvement fait suite aux mobilisations massives du printemps 2009 et fait écho aux luttes dans divers pays européens. Partout se sont exprimés avec force le refus de voir les peuples payer une crise dont ils ne sont pas responsables et le rejet de choix économiques et sociaux perçus comme profondément injustes. Ce mouvement n’a certes pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé mais, par son ampleur, son unité, sa détermination et ses ambitions revendicatives, par la prise de conscience et par l’expérience collective qu’il a constitué, ce mouvement a mis sur le devant de la scène l’exigence d’alternatives réelles aux choix économiques, sociaux et politiques qui sont ceux du néolibéralisme dominant. En cela, il a assumé de fait une fonction politique majeure. [...]

vendredi 7 mai 2010

« Unité • Alternatives • 42 », un nouveau journal, unitaire et porteur d’alternatives


Parce que nous partageons très profondément les mêmes analyses et les mêmes orientations, comme nous avons pu le vérifier ces derniers mois, les militant-e-s de la Loire de Convergences et Alternative, courant unitaire du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et de Capagauche ! 42/FASE (qui regroupe les collectifs du département de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) ont décidé de publier ensemble un journal. Pour le « numéro zéro » de cette publication commune, nous avons choisi de publier deux textes collectifs récents, qui expriment chacun à leur manière des exigences d’unité, de résistance et d’alternatives que notre journal commun veut faire vivre.

jeudi 15 avril 2010

Faire front pour ouvrir l’espoir à gauche

Déclaration unitaire rendue publique le 9 avril 2010. Une version au titre modifié est également parue dans le journal Politis ce même jour.
***

Les élections régionales marquent l’ouverture d’une crise politique et démocratique profonde. La désaffection sans précédent des citoyen-ne-s souligne la nécessité d’une révolution démocratique, de nouvelles formes politiques, d’un dépassement de l’actuelle crise du rapport représenté-e-s – représentant-e-s.
Dans le même temps, le verdict de ce scrutin est sans appel : c’est une claque pour la politique du gouvernement et de Sarkozy. Avec 36 %, le score le plus bas pour la droite sous la 5° République, le Sarko-populisme a perdu de sa superbe et de sa légitimité. Sa politique antisociale brutale, ses discours démagogiques, alors que les difficultés de la vie quotidienne se sont fortement aggravées depuis la crise financière, nourrissent le dégoût et l’abstention massive, et renforcent le vote pour le Front National.
Le pouvoir perd en légitimité au moment où il s’apprête à appliquer, comme dans le reste de l’Europe, les recettes d’austérité visant à faire payer la crise aux plus défavorisés. Les combats sociaux, politiques et citoyens sont donc devant nous.
La gauche de transformation sociale devra non seulement soutenir et renforcer les luttes en cours, mais construire également avec le plus large éventail de forces sociales et politiques possibles, les réponses à la hauteur des changements nécessaires pour faire face à la crise économique, sociale, environnementale et démocratique.
Mais pour éviter les désillusions du passé, les renoncements aux conséquences terribles pour le mouvement ouvrier, cette nouvelle gauche doit devenir une force et une alternative incontournable.
Elle doit convaincre que pour sortir de la crise, il est possible de tracer une autre voie que celle suivie aujourd’hui par des gouvernements de gauche en Grèce, au Portugal, en Espagne, enfermés dans les dogmes du libéralisme économique et des traités européens. Elle doit convaincre que l’impératif écologique, essentiel à tout projet d’émancipation, commande d’assumer les ruptures avec l’ordre libéral, ne peut ignorer la crise capitaliste et suppose de réfuter les illusions du capitalisme vert. [...]

samedi 14 novembre 2009

La responsabilité de réussir notre rassemblement, pour ouvrir une autre voie à Gauche !

[Appel unitaire pour le rassemblement de la gauche antilibérale et anticapitaliste aux élections régionales de mars 2010]



Il n’y a pas de plus grande nécessité que de réussir le rassemblement d’une gauche offrant une alternative de transformation sociale et écologique. La colère sociale s’accumule, les droits et libertés reculent, la situation dans les quartiers populaires se dégrade ; mais, la politique de Sarkozy ne sera pas mise en échec si on ne sort pas des politiques néolibérales qui ont dominé à gauche jusqu’à présent.
Depuis plusieurs semaines, la discussion progresse entre les différentes organisations pour un accord aux élections régionales. Elle connaît des avancées et parfois des reculs, mais sa réalisation est à portée de la main. En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques l’échec serait injustifiable auprès du peuple de gauche. Il ne faut plus tarder. Les clarifications nécessaires ont été apportées et plusieurs points essentiels font accord entre l’ensemble des organisations En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques l’échec serait injustifiable auprès du peuple de gauche. Il ne faut plus tarder. L’essentiel des clarifications a été apporté, et plusieurs points essentiels font accord entre l’ensemble des organisations. [...]