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mercredi 29 janvier 2014

Communiqué du Front de Gauche : pour le droit à l’IVG en Espagne et en Europe

28 janvier 2014
Le droit à l’IVG est un droit fondamental pour l’émancipation et l’autonomie des femmes. Il est le garant d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Conquis de haute lutte, ce droit pour les femmes à disposer librement de leur corps est sans cesse attaqué.
En Espagne, le gouvernement du Parti Populaire dirigé par Mariano Rajoy veut remettre en cause ce droit pour les femmes espagnoles. Le projet de loi supprime l'avortement sauf en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol ayant fait l'objet d'une plainte préalable. Si cette législation rétrograde renouant avec celle ayant eu cours sous Franco est adoptée, elle signerait un recul sans précédent, une véritable régression de civilisation.
De plus, non content de cette remise en cause au niveau espagnol, la droite espagnole veut porter le débat au niveau européen.
En France, l’exercice effectif du droit à l’avortement est fragilisé par la loi HPST qui a conduit à la fermeture de plus de 130 centres d’interruption volontaire de grossesse en 10 ans. En poursuivant cette politique, le gouvernement actuel contredit dans les faits, sa réaffirmation du droit à l'IVG. Ce droit est aussi sans cesse la cible d’assauts répétés des conservateurs et des intégrismes religieux qui se sentent maintenant renforcés par le possible recul espagnol.
Le Front de Gauche sera dans la rue le 1er février en solidarité avec les femmes espagnoles et tout le mouvement progressiste espagnol qui organisent ce même jour une manifestation baptisée « train de la liberté ».
Il sera présent aux côtés des organisations féministes à Paris et dans de nombreuses villes de France pour défendre le droit à l’avortement en France et en Europe et pour garantir aux femmes le libre choix d’avoir un enfant si elles le veulent et quand elles le veulent.

mercredi 8 janvier 2014

Communiqué de rentrée du Front de gauche

Paris, 7 janvier 2014

Pour ses vœux 2014 aux Français-e-s, le Président de la République a décidé de maintenir le cap de la compétitivité et de renforcer son pas de deux avec le MEDEF !
« Moins de charges sur le travail, moins de contrôles sur les activités et en contrepartie plus d’embauches et de dialogue social ». Le pacte de responsabilité proposé aux entreprises s’inspire directement des propositions patronales et fait déjà le bonheur de Pierre Gattaz qui attend mi janvier pour découvrir les nouveaux cadeaux fiscaux et les nouveaux allègements de charges qui lui seront octroyés.
 Inversement, dans les propos de François Hollande, on ne retrouve aucune référence à la souffrance sociale, nulle empathie envers une population qui a déjà été durement touchée par la précarité et le chômage ; pas la moindre référence aux organisations syndicales ! Et la reprise du discours patronal sur les prétendus « abus » de la Sécu !
Au contraire, la perspective d’avancer par décrets pour accélérer le mouvement de réformes, de procéder à de nouvelles réductions dans les dépenses publiques impactant directement les collectivités locales et la protection sociale vient encore rétrécir l’espace des solidarités.
Et que dire des deux seuls changements intervenus au 1er janvier 2014 : la hausse de la TVA et l’acharnement du procureur contre les 5 de Roanne alors même qu’aucune lois d’amnistie n’a été votée depuis juin 2012!
Bref, Hollande et son gouvernement ont choisi d’accentuer encore le cours libéral de leur politique, au mépris de l’urgence sociale
Le Front de gauche s’oppose à la politique libérale de ce gouvernement dont l’orientation nourrit la désespérance et fait le lit de l’extrême droite.

mardi 3 décembre 2013

Contre le racisme et pour l’égalité des droits : le combat continue !

Communiqué du Front de gauche, 3 décembre 2013

Cette année marque le trentenaire de la Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme de 1983. Depuis, la situation générale s’est beaucoup dégradée. La crise s’est durablement installée, le chômage et la précarité ont explosé, les politiques et les discours racistes et xénophobes se sont décomplexés et systématisés.

Le gouvernement Ayrault-Valls et la majorité PS-EELV actuels ont renié leurs engagements en matière de lutte contre les discriminations et pour l’égalité et poursuivent la même politique migratoire répressive que les pouvoirs de droite précédents. C’est ce qui permet aujourd’hui à une droite et une extrême-droite remobilisées de pousser leur avantage, comme l’illustrent les attaques racistes contre la ministre de la Justice Christiane Taubira. Au quotidien, les discriminations à l’égard des citoyen-ne-s français-e-s descendant-e-s de l’immigration post-coloniale ou de confession musulmane, originaires des territoires ultramarins ou gens du voyage, comme des populations immigrées africaines, asiatiques ou Roms, sont présentes à tous les niveaux : éducation, emploi, logement, loisirs, police, justice, média.

Les revendications portées par les marcheur-euse-s de 1983 sont plus que jamais d’actualité. Le Front de gauche réaffirme avec force son engagement aux côtés de toutes les forces qui se battent contre le racisme et pour l’égalité des droits. Il sera ainsi présent à la manifestation du 7 décembre. Il renouvelle ses propositions en faveur d’une grande loi et de la création d’un Ministère de l’égalité chargé de lutter contre toutes les discriminations. Pour que cessent violences policières et contrôles au faciès, il faut instaurer un reçu et mieux encadrer les forces de police. Et pour faire vivre la justice et la citoyenneté il faut régulariser les Sans papiers, faciliter l’obtention de la carte de résident-e et accorder le droit de vote à tou-te-s les résident-e-s étranger-e-s.

Ensemble, contre le racisme, pour la justice et l’égalité des droits pour tou-te-s !

Communiqué du Front de gauche : la marche du 1er décembre et ses débouchés




Le Front de Gauche se réjouit du succès de la marche du 1er décembre. Cette marche constitue la plus importante mobilisation politique de la gauche politico-sociale depuis des mois. Dans un moment où la désorientation est grande et où les syndicats patronaux, la droite et l’extrême-droite tentent de dévoyer la légitime colère populaire suscitée par la politique d’austérité du gouvernement, il s’agit d’une très bonne nouvelle. Le Front de Gauche confirme ainsi sa capacité d’initiative de masse et d’élargissement comme en témoigne la présence d’autres organisations politiques, de plusieurs structures syndicales et de nombreuses personnalités.  
Le Front de Gauche entend continuer à œuvrer sur les mots d’ordre de sa marche « pour la Révolution fiscale, la taxation du capital, l’annulation de la hausse de la TVA ». 
Le plus urgent est de mobiliser encore plus massivement contre la hausse de la TVA  prévue le 1er janvier. Il faut la mettre en échec. Cette hausse, matériellement insupportable pour un grand nombre de nos concitoyen-ne-s, symbolise en outre une fiscalité injuste visant à faire payer aux ménages les cadeaux au patronat. C’est pourquoi le Front de Gauche est favorable à la tenue rapide d’une réunion unitaire de l’ensemble des organisations de gauche, des syndicats, des associations concernées par la question pour examiner le cadre et les formes de mobilisation contre cette hausse.  
Dans le même temps, Jean-Marc Ayrault a annoncé une remise à plat de la fiscalité. Chiche... Nous avons déjà, dans l’Humain d’abord, des propositions qui placent la justice fiscale, la redistribution des richesses et la taxation du capital au cœur de notre projet. Mais nous voulons aller plus loin en travaillant à des Etats Généraux. Leur but sera d’élaborer et de porter de la façon la plus massive possible une réforme fiscale opposée aux canons du libéralisme, auxquels obéit le gouvernement,  qui privilégient la « compétitivité et la baisse des dépenses publiques » au détriment de l’intérêt général et de l’égalité.

mercredi 27 novembre 2013

Déclaration des assises de constitution de "Ensemble ! Mouvement pour une Alternative à Gauche Ecologiste et Solidaire"

Saint-Denis, 24 novembre 2013.

http://www.ensemble-fdg.org/

Plus d’un an après l’élection de François Hollande, rien ne va plus ! 
Alors que les électeur-trice-s qui ont voté à gauche pour battre Sarkozy attendaient du changement, [elles et] ils subissent une politique gouvernementale sans rupture avec les politiques passées, que ce soit sur le terrain économique, social ou écologique.
Alors que la société subit la crise du capitalisme, le patronat et les marchés financiers poursuivent leur offensive pour obtenir toujours plus de licenciements et de plans sociaux et toujours moins de services publics. 
La droite et l’extrême-droite se lâchent et mobilisent leurs partisan-e-s, contre le mariage pour tou-te-s, pour détourner la colère sociale contre les taxes, les charges patronales et la réglementation du travail, cherchant les bouc-émissaires du côté de prétendu-e-s assisté-e-s et des étranger-e-s. Le discours raciste se banalise, autour d’une stigmatisation des Roms et d’un retour à l’imagerie coloniale contre les Noir-e-s et les Arabes, qu’ [elles et] ils soient ministres ou simples citoyen-ne-s. 
Les lobbies productivistes continuent à s’imposer, avec un gouvernement qui considère l’écologie comme le parent pauvre de sa politique, poursuivant les grands travaux inutiles, comme Notre-Dame-des-Landes, et ne s’engageant pas dans une politique de sortie des énergies carbonées et du nucléaire.
Une confusion politique dangereuse se développe. Ce gouvernement est frappé d’illégitimité à gauche et une crise politique majeure peut s’ouvrir. Un fossé sépare les aspirations au changement du fonctionnement actuel de la politique. Pour ne pas laisser droite et extrême-droite s’y engouffrer et faire avancer leurs idées réactionnaires, il y a urgence à retrouver les voies d’une remobilisation en profondeur du monde du travail et de la population.
Les aspirations à une société plus juste, plus égalitaire, plus écologique, plus démocratique sont pourtant toujours là. Elles sont un moteur puissant de nombreuses résistances du monde du travail et de la jeunesse sur de nombreux terrains, elles doivent se libérer pour reprendre le dessus.
Il s’agit maintenant, à partir des exigences fortes issues de ces mobilisations, d’en dégager la portée politique et d’enclencher une dynamique d’émancipation qui leur donne davantage de force, pour réunir sur cette base des majorités d’idées dans la société. C’est ce qui nous guide dans notre engagement dans le Front de Gauche avec d’autres forces et avec l’ambition, encore plus indispensable dans la situation actuelle, de développer sa dynamique en lien avec les mouvements sociaux.

mardi 12 novembre 2013

Communiqué : le Front de Gauche appelle à une marche le 1er décembre

Paris, le 12 novembre 2013

Contre l’injustice fiscale et sociale, le Front de Gauche appelle à une grande marche le dimanche 1er décembre à Paris pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA. Cette marche se dirigera vers le « portique » de Bercy, symbole de la politique du gouvernement Ayrault plus favorable au Medef et à la finance qu’aux salariés et à la grande masse de la population.

Cette manifestation aura lieu au moment du vote du budget d’austérité auquel nous nous opposons. Cette politique continue à entraîner le pays dans la stagnation économique, elle amène toujours plus de chômage et de licenciements. Après Sarkozy, elle aggrave l’injustice fiscale en augmentant les impôts pour la grande majorité de la population tout en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant la destruction des services publics et de la protection sociale. C’est inacceptable et cela bafoue le principe républicain d’un impôt juste. La hausse de la TVA prévue le 1er janvier en est l’exemple le plus scandaleux puisque prévue pour pallier une partie des 20 milliards d’euros accordés au patronat sans aucune conditionnalité. C’est pourquoi nous exigeons son annulation immédiate.

mercredi 30 octobre 2013

Un gouvernement qui bricole et une région sinistrée

Communiqué du Front de gauche, 30 octobre 2013

Les mobilisations sociales qui se développent en Bretagne sont révélatrices de la crise touchant notre pays et plus particulièrement de la dégradation considérable de la situation économique et sociale dans la région : 6000 emplois salariés en moins rien que pour l’année 2012 et 19 000 dans le secteur marchand depuis 2008. Voilà le résultat de la crise du capitalisme néolibéral, aggravée par les politiques d’austérité voulues par le gouvernement et les institutions européennes, et d’un modèle économique productiviste refusant de prendre en compte les impératifs écologiques.
L’agriculture et les industries agroalimentaires bretonnes, notamment la filière porcine et avicole, se sont, en général, développées sur la base de production de masse de produits peu valorisés destinés en partie à l’exportation. Cette production est aujourd’hui fortement concurrencée par les pays émergents ou par des pays de l’Union européenne qui, comme l’Allemagne ou le Danemark, pratiquent un dumping social éhonté en employant massivement des salarié-e-s d’Europe centrale et orientale sous-payé-e-s en utilisant les failles de la directive européenne sur le détachement des travailleur-euse-s.

mardi 22 octobre 2013

Un budget à rejeter

Communiqué du Front de gauche, 22 octobre 2013

Le débat budgétaire a de fait commencé, à l’Assemblée et dans le pays. La loi de finances pour 2014, dont la première partie est votée aujourd’hui, fait la part belle à la réduction des dépenses publiques réclamées par l’UMP et le Medef, qui sur-jouent l’insatisfaction. 15 milliards d’euros seront pourtant économisés : 6 à la charge de la Sécurité sociale et 9 milliards sur le budget général. S’agissant de la Sécurité sociale, les économies, à hauteur de 2,9 milliards pour l’assurance-maladie, auront des répercussions sur la prise en charge des soins pour les malades.
Quant aux 9 milliards d’euros sur le budget global, il impactera le fonctionnement des ministères, les sommes allouées aux différentes collectivités locales ainsi que l’investissement et l’intervention.
L’austérité s’aggrave donc, en dépit du bon sens qui voudrait que les services publics aient, à tout le moins, les moyens nécessaires pour remplir leurs missions ! 2014 verra un nombre de fonctionnaires en diminution puisque si 11 979 emplois publics seront créés dans l’éducation nationale, la police, la justice, 13 123 postes seront supprimés, soit un déficit de 2 144 postes. Avec 3 milliards de prélèvements supplémentaires, la pause fiscale ne sera pas au rendez-vous pour les ménages. Pris globalement, les prélèvements sont plus lourds sur les salarié-e-s, et moins sur les entreprises ! Et par le biais de l’augmentation de la TVA, c’est la population qui financera à hauteur de 6 à 7 milliards d’euros le crédit impôt compétitivité emploi promis par F. Hollande au Medef.
Le gouvernement annonce que la dette publique atteindra 95% et les intérêts de la dette, d’un montant de 46,7 milliards d’euros, continuent à plomber le budget global, permettant aux marchés financier et aux créanciers institutionnels de faire ds profits sur le dos de la population. Il est plus que temps d’exiger un audit citoyen sur la réalité de la dette ainsi qu’un moratoire sur le paiement des intérêts de cette dette ! Il faut inverser la logique à l’œuvre, rompre avec l’absurdité d’une politique qui aggrave la crise en la faisant payer par la majorité de la population. Le Front de gauche propose notamment de taxer le capital financier, d’augmenter les salaires, de rétablir les 35h hebdomadaires progressivement détricotées. Une augmentation de 1 % des salaires, c’est 3 milliards d’euros de cotisations sociales, 5 millions de chômeur-euse-s qui retrouvent un emploi, c’est 65 milliards de cotisations en plus. Le Front de gauche fera connaître ses propositions alternatives, au Parlement et dans tout le pays. Une autre politique est possible !

mercredi 16 octobre 2013

Front de Gauche : nous dépasserons nos difficultés ensemble !

Clémentine Autain (FASE), Pierre Gayral (Les Alternatifs), Pierre-François Grond (GA), Ingrid Hayes (GA), Pierre Laporte (FASE), Roland Mérieux (Les Alternatifs), Danièle Obono (C&A), Francis Sitel (GU), Marie-Pierre Toubhans (GU), Stéphanie Treillet (C&A), dimanche 12 octobre 2013.

Face à la gravité de la situation, de nombreuses interrogations s’expriment sur la situation du Front de Gauche. Pour autant il ne peut être question aujourd’hui de rester passif/ve et de laisser le doute s’installer.
Ces derniers jours, le patronat a engagé une violente offensive pour accroître le travail du dimanche. La libération de la parole raciste envers nos concitoyen-ne-s Roms est encouragée par les représentant-e-s du gouvernement. La réforme des retraites se place dans la continuité de celles mises en œuvre par la droite. Les écoles, domaine soi-disant « sanctuarisé » par François Hollande et devant bénéficier de créations de postes, subit de plein fouet les conséquences de l’austérité gouvernementale à travers des réformes imposées de façon autoritaire, comme le démontrent les difficultés d’application des rythmes scolaires. Par ailleurs la conférence gouvernementale de septembre sur les questions énergétiques ainsi que le dernier rapport du GIEC confirment, dans une quasi indifférence générale, que la logique économique qui prévaut actuellement provoque de plus en plus de bouleversements environnementaux de grande ampleur.
Il y a plus que jamais besoin que le peuple se mêle de ses affaires, retrouve les moyens de s’exprimer pour faire entendre les exigences d’égalité, de justice sociale et environnementale.
Les résultats de l’élection cantonale partielle de Brignoles sont un signal d’alarme supplémentaire qui démontre la capacité du Front National à se nourrir de la démoralisation et du repli sur soi, tandis que la politique gouvernementale provoque une abstention et une démobilisation des électeurs dans toute la gauche. Il est nécessaire de redoubler d’efforts pour susciter un nouvel espoir à gauche, capable de mobiliser ceux qui subissent de plein fouet le désarroi provoqué par la politique du gouvernement.
Cela suppose que se fasse entendre une alternative de gauche à la politique libérale et répressive menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Dans cet objectif, il y a besoin que le Front de Gauche se déploie dans le pays à la hauteur des attentes qu’il a suscitées. Le Front de Gauche doit être capable d’être une force d’initiative pour entraîner largement toutes celles et tous ceux qui veulent un véritable changement de cap dans ce pays et en Europe.

lundi 7 octobre 2013

Au Front de gauche, l’unité est notre oxygène

03 octobre 2013 |  Par Les invités de Mediapart

Quelles alliances à gauche pour les élections municipales ? « Partout où c'est possible, et en particulier dans les grandes villes, comme à Paris, Lyon, Toulouse, Marseille… il faut travailler la construction de listes ouvertes à l’initiative du Front de Gauche », proposent Clémentine Autain, Jean Jacques Boislaroussie, François Calaret, Ingrid Hayes et Stéphanie Treillet.


Certains commentateurs médiatiques voudraient imposer un triste décor pour cette rentrée politique et sociale : une mobilisation contre la réforme des retraites déjà enterrée avant même que le débat ait commencé à l’Assemblée, un gouvernement habile à imposer sans heurts des politiques d’austérité et des réformes libérales, tandis que le Front National serait la seule force montante et dynamique à tirer profit de la situation…
C’est oublier que le surgissement de l’imprévu est la seule chose fiable. Prenons la mesure de la rupture en cours : François Hollande, élu pour chasser Sarkozy, s’assume maintenant comme le « président des entreprises ». Ses ministres sont aux petits soins, avec indécence, pour les patrons. Le gouvernement Ayrault est le premier gouvernement de gauche à augmenter la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite, à la suite de Balladur et Fillon, et il ose augmenter l’impôt le plus injuste qu’est la TVA alors que, comme les récents travaux de Thomas Piketty le démontrent avec force, les riches n’ont jamais été aussi riches. Une telle situation ne peut rester sans provoquer des chocs et des retours de bâtons ! Aucune avancée réelle dans le domaine de l'écologie. Les mesurettes avancées par François Hollande restent largement symboliques, et ni l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ni le nucléaire ne sont remis en cause.
Les politiques de division, agitées autant par la droite, l’extrême droite que par un Manuel Valls, stigmatisent les étrangers, les Roms, les musulmans… et s’appuient sur la violence sociale, la résignation et le repli sur soi. Mais les capacités de résistance du monde du travail et de la jeunesse restent entières. Les aspirations à une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique sont un moteur puissant de nombreuses résistances qui se mènent au jour le jour dans les entreprises, les quartiers, les écoles, les universités.
Dans cette situation, le Front de gauche ne peut pas rester l’arme au pied, passif, à remuer ses divisions. Il est la deuxième force à gauche dans le pays, une force nouvelle, capable de mobiliser dans la rue et dans les urnes des centaines de milliers d’hommes et de femmes. Les manifestations du 30 septembre et du 5 mai, qui à chaque fois nous ont surpris par leur ampleur, ont démontré que les énergies sont disponibles à gauche. Le Forum du 16 juin pour une alternative à l’austérité a permis de nouer un dialogue avec des forces politiques, sociales, syndicales, écologistes, qui doit se traduire par des initiatives concrètes, populaires, notamment pour refuser l’austérité brutale que le gouvernement Ayrault veut imposer dans le cadre du budget 2014. C’est le chemin pour faire émerger dans le pays une véritable alternative de gauche à ce gouvernement.

vendredi 30 août 2013

Déclaration du Front de Gauche sur le projet gouvernemental sur les retraites

Paris, le 28 août 2013

Les éléments du projet gouvernemental de réforme de retraites sont maintenant dévoilés. Elle repart de la réforme Sarkozy : le gouvernement légitime la fin de la retraite à 60 ans. Elle utilise les mêmes leviers que toutes les réformes de la droite : allongement de la durée de cotisations ce qui signifie le recul de l’âge réel de départ en retraite. C’est une triste première pour un gouvernement de gauche ; elle touchera plus particulièrement les jeunes. Les retraité-e-s seront mis-e-s à contribution, une « double peine » pour eux après une vie de salarié-e-s à cotiser pour la protection sociale.
D’autre part, si le gouvernement annonce une augmentation des cotisations des salarié-e-s et des patrons, ceux-ci sont rassurés par l’annonce de l’allègement de leurs cotisations concernant les prestations familiales dès 2014.  Il s’agit d’un nouveau cadeau au patronat après les 20 milliards déjà accordés aux entreprises sans contrepartie en 2013. Puisqu’il est si bien entendu, le MEDEF aurait tort de ne pas en demander encore plus comme il le fait dès aujourd’hui…
Cette contre-réforme ne vise en rien  un progrès ! Avec ces mesures inefficaces et injustes, c’est plus de chômage et moins de pouvoir d’achat. Les classes populaires, les classes moyennes et les retraité-e-s sont ponctionné-e-s au lieu de faire financer les entreprises et la finance.
Cette « réforme » n’est pas faite pour répondre aux besoins des Français-e-s mais pour obéir aux injonctions de Bruxelles. Pour cela, le gouvernement est prêt à faire ce qu’aucun gouvernement « de gauche » n’a fait. Au mépris des aspirations de celles et ceux qui ont battu Nicolas Sarkozy et l’avis d’une part grandissante de la majorité gouvernementale comme le montrent, notamment, les réactions à Europe Ecologie – Les Verts ou l’appel de 3000 socialistes.
A l’inverse, le Front de gauche entend contribuer à la plus grande unité possible contre cette réforme derrière les syndicats et dans le cadre du Collectif retraites 2013. La première mobilisation du 10 septembre, le succès de la fête de l’Humanité doivent être au plus haut niveau pour se faire entendre du gouvernement.

Le Front de Gauche : PCF/PG/GU/C&A/R&S/FASE/GA/PCOF/Alternatifs

lundi 17 juin 2013

Après la réunion de travail du 15 juin, construire un courant politique commun dans le Front de Gauche


La réunion de travail qui s’est tenue le 15 juin 2013 à Saint Denis a constitué une étape positive du processus de rapprochement. Au-delà du « courant d’idées » constitué jusqu’à maintenant, il s’agit de travailler à constituer un courant politique commun dans le Front de gauche, courant rassemblant des composantes organisées et des individus non membres d’organisation. 
Les 200 militant-e-s, réuni-e-s à Saint Denis le 15 juin 2013 à l’appel de 4 organisations (Alternatifs, Convergences et alternative, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Gauche Anticapitaliste), de militant-e-s de la Gauche Unitaire et d’animateur-trice-s de l’initiative « Tous ensemble », ont travaillé sur un socle commun, des textes qui ont été préparés et discutés : 1 - Notre orientation politique. 2 - Des convictions programmatiques partagées. 3 - Avec et dans le front de Gauche, dans les mouvements sociaux, construire une force politique nouvelle pour l’émancipation. 4 - Municipales 2014.
Notre regroupement s’inscrit pleinement dans le Front de Gauche. Notre objectif est de le construire, de l’élargir et de le doter d’un fonctionnement démocratique pour que les centaines de milliers de personnes qui aspirent à construire une alternative dans ce pays puissent s’y rassembler et qu’il se constitue à terme comme une nouvelle force politique de gauche porteuse d’une stratégie de transformation sociale et écologique.

mardi 11 juin 2013

Du 5 mai au 16 juin, le Front de gauche artisan d’une alternative à l’austérité

Trait d’union, n°5, p. 2-3.
Après une première année marquée par de nombreux cadeaux aux patrons et par la casse du code du travail, avec l’ANI, François Hollande passe à l’offensive ! Une fois de plus, ce sont les salariés qui en pâtiront avec la une nouvelle contre-réforme des retraites, entre autres.
Le Front de gauche a réussi à remettre la gauche dans la rue le 5 mai, l’alternative doit maintenant être dessinée le plus largement possible, avec toutes celles et tous ceux qui veulent en changement de gauche. Cette démarche démarrera avec les Assises du 16 juin.
La deuxième année du quinquennat de François Hollande est mainte­nant commencée et se veut une année « d’offensive » selon les propos du chef de l’État. Il n’est plus ques­tion, comme il le laissait entendre il y a quelques mois, de prévoir deux années de redressement et de rigueur avant de redistribuer les richesses produites. C’est une véritable fuite en avant dans la mise en oeuvre d’une politique favo­rable au patronat qui se décline sous les exigences de la compétitivité, de la réduction des dépenses publiques et des réformes structurelles exigées par la Commission européenne et les milieux financiers.

mercredi 15 mai 2013

NON à la loi Medef, non au recul de l'âge de la retraite, OUI à l'amnistie sociale

Communiqué du Front de gauche, 14 mai 2013

Le Sénat, mardi 14 mai, puis l’Assemblée nationale le 16 mai vont être le théâtre de deux votes importants : sur l’Accord national interprofessionnel (ANI) d’une part, sur les lois d’amnistie sociale et l’interdiction des licenciements boursiers proposées par le groupe Front de gauche d’autre part. Dans les deux cas nous appelons les député-e-s de la majorité gouvernementale à désobéir aux volontés du gouvernement. 
L’ANI ne peut en effet passer au Sénat qu’avec les voix de la droite. C’est la raison pour laquelle le gouvernement avait eu recours au principe du voté bloqué une première fois. La manœuvre ayant échoué, l’heure de vérité approche : le Front de Gauche s’adresse solennellement aux sénateurs socialistes  pour qu’ils n’adoptent pas définitivement ce texte de régression sociale. 
La loi sur l’amnistiée sociale qui passe jeudi à l’Assemblée s’est, elle, vue refusée par le gouvernement alors qu’elle avait été adoptée au Sénat. Ce volte-face de l’exécutif et du groupe PS réjouit la droite et, là encore, le Medef. Les élu-e-s EELV ayant déjà annoncé qu’ils voteraient la proposition du Front de gauche, tout va dépendre du vote des députés PS. Il serait indécent qu’un élu de gauche refuse l’amnistie sociale à celles et ceux qui ont résisté pendant cinq ans à la politique de Nicolas Sarkozy ! Ce serait un reniement insupportable et un feu vert à une criminalisation accentuée du mouvement social à l’avenir. C’est pourquoi le Front de gauche appelle ses sympathisant-e-s et plus largement les citoyen-ne-s à se mobiliser devant l’Assemblée nationale aux côtés des syndicats le 16 mai à partir de 12h30 pour soutenir ces projets de loi.

lundi 6 mai 2013

Communiqué du Front de gauche: le 5 mai et ses suites

Communiqué du Front de gauche, 6 mai 2013


Le Front de Gauche se félicite du succès historique de la marche du 5 mai.
Un an après l’élection de François Hollande, cette manifestation a confirmé d’une part le refus du peuple de gauche de la politique d’austérité menée par le gouvernement, d’autre part la possibilité de rassembler une majorité alternative appuyant une autre politique. La présence de très nombreux syndicalistes, salarié-e-s d’entreprises en lutte et le caractère populaire de la marche forment de ce point de vue un grand sujet de satisfaction. De même que celle d’Eva Joly et de nombreux élu-e-s, responsables et militant-e-s d’Europe Ecologie–Les Verts qui constitue un événement majeur.  Enfin le mot d’ordre de changement de régime qu’exprime l’appel à une 6ème République a largement irrigué la marche. 
La réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration. Au lieu de rassurer celles et ceux qui ont permis la défaite de Nicolas Sarkozy il y a un an, Jean-Marc Ayrault a préféré dire une fois de plus sa sollicitude pour les chefs d’entreprise et annoncer la privatisation partielle d’entreprises publiques ! De son côté Manuel Valls joue de la provocation en minorisant outrageusement le nombre de manifestant-e-s. 
Cette marche établit un rapport de force, ouvre de nouvelles perspectives, galvanise les énergies mais elle  doit surtout être le début d’un processus. C’est pourquoi le Front de gauche, dans le même objectif d’élargissement que le 5 mai, propose d’ores et déjà d’autres rendez-vous dans les semaines à venir :
- la mobilisation aux côtés des syndicats le 16 mai en faveur de la loi d’amnistie sociale et de la loi interdisant les licenciements boursiers;
- le maximum d’initiatives populaires le premier week-end de juin sur le même mot d’ordre que la marche du 5 mai contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République sous des formes décidées localement : marches, rassemblement, etc… dans les régions et départements;
- le soutien à la marche des femmes contre l’austérité le 9 juin;
- les assises du 16 juin dont nous proposons la co-organisation à tou-te-s celles et ceux, personnalités, associations, syndicats et forces de gauche qui partagent les objectifs d’une politique alternative à celle appliquée aujourd’hui par le gouvernement.

vendredi 5 avril 2013

Communiqué du Front de gauche: le 5 mai contre la finance et l'austérité, pour une Sixième République

L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l’Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance. 
L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique. 
Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l’image de sa campagne pour une alternative à l’austérité. Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l’immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale. 
La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d’un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
Face à l’accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose  à toutes les forces de gauche et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l’austérité, à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

jeudi 4 avril 2013

Communiqué du Front de Gauche : mobilisation le 9 avril contre l'ANI !

LE FRONT DE GAUCHE APPELLE A LA MOBILISATION GENERALE CONTRE L'ACCORD MEDEF ! Les député-e-s ne doivent pas voter cette loi !

Le Front de gauche rappelle son opposition à l’accord national interprofessionnel qui est débattu à l’Assemblée nationale. Cet accord  marque en fait un recul dans la négociation sociale au profit du Medef. Il signifie la casse du code du travail. Il constitue un accélérateur de licenciement et de précarisation notamment pour les femmes qui occupent 85% des emplois à temps partiel. 
Dangereux en soi, ce projet de loi vient marquer, après l’adoption du traité européen Merkosy et du pacte de compétitivité, un nouveau stade dans le cours libéral des orientations prises par le gouvernement Ayrault. Lors de son intervention TV François Hollande a d’ailleurs annoncé pour la suite la réouverture du débat sur les retraites et l’allongement de la durée de cotisation. 
François Hollande a même été jusqu’à reprendre à son compte l’exigence de Laurence Parisot vis-à-vis des parlementaires pour qu’ils retranscrivent tel quel l’accord Medef niant par là même la légitimité du Parlement à faire la loi. Il voudrait dissuader les député-e-s de faire des amendements !
Il faut arrêter  cette dérive libérale aggravée encore par ce que révèle l’affaire Cahuzac. Cette politique rajoute de la crise à la crise ; elle est en train de faire le lit de la récession et du FN. Refuser l’ANI est l’occasion de dire stop !  

Le Front de gauche appelle à une mobilisation massive pour faire échec à cet accord.

Il affirme son soutien au travail d’amendement des groupes Front de Gauche à l’Assemblée nationale puis au Sénat appelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’elles et ils s’associent à ce travail d’amendements et refusent la retranscription de cet accord  en loi : ce n’est pas en relayant la politique du MEDEF qu’elles et ils répondront aux exigences de celles et ceux qui les ont élu-e-s !

Il appelle ses militant-e-s, sympathisant-e-s et plus largement population à manifester derrière les organisations syndicales le 9 avril partout en France.

mercredi 27 mars 2013

Communiqué du Front de gauche

Le 27 mars 2013 

Le Front de gauche tient à s’élever avec indignation contre les accusations d’antisémitisme ayant visé Jean-Luc Mélenchon, ces derniers jours. Toutes ses composantes s’estiment gravement agressées par ces calomnies. Si le droit à la critique est une dimension indispensable du débat démocratique, il ne saurait en effet se confondre avec l’usage de qualifications volontairement infamantes et diffamatoires.
Ces attaques sont inqualifiables, lorsqu’elles viennent de personnalités de gauche sachant pertinemment que les organisations du Front de gauche sont de toutes les batailles contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie. Elles sont dangereuses, puisqu’elles participent d’une banalisation de l’antisémitisme, au moment où toute l’Europe se trouve précisément confrontée à la montée en puissance des idéologies de haine et d’exclusion. Elles sont scandaleuses, en ce qu’elles visent, en tentant de discréditer un mouvement ayant regroupé quatre millions de suffrages au premier tour de l’élection présidentielle, à rendre impossible tout débat au sein de la gauche sur la politique d’austérité conduite par le gouvernement.
Le Front de gauche le réaffirme avec force : il ne se laissera ni intimider, ni diviser par de telles manœuvres. Il ne se laissera pas détourner de son objectif : proposer au pays une politique de gauche alternative à celle du gouvernement, à même de rassembler largement contre l’austérité qui dévaste aujourd’hui la France et toute l’Union européenne.
Il va ainsi, dans les prochains jours, intensifier la campagne nationale qu’il a lancée, au mois de janvier, à Metz. Il mobilisera toutes ses forces aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales qui appellent la majorité des députés et des sénateurs à ne pas transcrire dans la loi l’accord qui précarise gravement le travail, tel qu’il a été imposé par le Medef. Il sera aux côtés des travailleurs qui se battent partout en France contre les plans de licenciements, les fermetures d’entreprises et les délocalisations. Il agira, en toute circonstance, en défense des salaires et des pensions, de l’emploi, des retraites, des services publics, des droits des citoyens, d’un mode de développement respectueux des équilibres écologiques. Il s’emploiera à développer un vaste mouvement de solidarité avec les peuples qui, tel celui de Chypre, font les frais des politiques au service de la finance, conduites sous l’égide de la « Troïka ».







jeudi 7 mars 2013

Amnistie sociale, le combat continue !

Communiqué du Front de gauche, Paris, le 5 mars 2013

Le Front de gauche tient à saluer l’adoption par le Sénat de la proposition de loi déposé par le groupe CRC/Front de Gauche pour l’amnistie sociale. La lutte contre la criminalisation des syndicalistes et de toutes celles et tous ceux qui se battent pour l’égalité des droits et la justice est un enjeu démocratique fondamental. Il s’agit d’un premier succès qu’il faut amplifier jusqu’au vote de l’Assemblée Nationale afin que l’amnistie n’oublie personne. 
Les protestations de Laurence Parisot et de tous les libéraux démontrent que le patronat n’a en rien abandonné la lutte de classe ! Ils s’étouffent dans leur propre arrogance, face à la juste reconnaissance du combat mené par des hommes et des femmes qui n’acceptent pas l’arbitraire et la toute puissance du pouvoir patronal. 
Le projet de loi voté permettra l’amnistie de faits commis à l’occasion de conflits du travail, d’activité syndicale ou revendicatives y compris dans le cadre de manifestations sur la voie publique  et pour des faits relatifs à la défense du droit au logement ou à l’école.
Le Front de gauche regrette que les amendements du groupe socialiste aient amoindri la portée de cette loi en excluant du bénéfice de l’amnistie les faits liés a des actions concernant la santé, l’environnement (OGM...) ou encore les droits des migrants (RESF) et cela en contradiction avec une loi récente votée au parlement abrogeant le délit de solidarité. En ne prenant en compte que les poursuites intentées depuis le 1er janvier 2007 et non depuis la dernière loi d’amnistie de 2002, début des 10 ans de gouvernement de droite et en excluant une partie de celles et ceux condamnés pour d’autres faits que ceux portant atteintes aux biens, des syndicalistes ne seront pas concerné-e-s par cette amnistie.
A l’occasion du débat qui aura lieu à l’assemblée nationale pour l’adoption définitive de cette loi, tous les député-e-s et tous les députés de gauche, PS, Radicaux, EELV, doivent élargir cette loi, comme le réclament les parlementaires du Front de gauche, à toutes les militantes et tous les militants agissant au bénéfice de l’intérêt général dans l’ensemble du champ social.
Le Front de gauche prendra de nouvelles initiatives de mobilisation pour contribuer au rassemblement le plus large pour la défense des libertés syndicales et associatives. Il appelle toutes les organisations syndicales et les associations, en particulier celles concernées par les restrictions apportées à la loi et plus globalement toutes les citoyennes et tous les citoyens, à interpeller, dans ce sens, leur député-e dans leur circonscription.

samedi 26 janvier 2013

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement le 27 janvier à Paris

Communiqué du Front de gauche, Paris, le 16 janvier 2013

Dimanche 13 janvier, une manifestation a réuni les opposant-e-s au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour tou-te-s. Sans en exagérer l’ampleur, elle marque une nouvelle offensive  contre l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.
Toute la gauche doit être au rendez-vous pour que soient supprimées, dans la loi et dans les faits, les inégalités en droit qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. Les forces réactionnaires gagnent toujours du terrain si les tenants de l’émancipation humaine ne mènent pas la bataille publiquement avec force et cohérence. Nous dénonçons les tergiversations et reports du gouvernement et l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA.
Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris et son implication dans les mobilisations décentralisées du 19 janvier, le Front de Gauche sera de nouveau présent le 27 janvier pour la grande manifestation nationale à Paris afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « a minima ».
Pour le Front de gauche le combat pour l’égalité civique et l’égalité sociale n’est pas séparable. Nous appelons les assemblées citoyennes et les toutes les structures du Front de Gauche à mobiliser massivement, puissamment pour le 27.