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mardi 2 octobre 2012

Contre le traité et l'austérité: le 30 n'est qu'un début, la lutte continue

Communiqué de presse du Front de gauche après le 30 septembre 

Paris, 30 septembre 2012 - Photo S. Burlot
Le Front de Gauche se félicite de la grande réussite de la manifestation nationale du 30 septembre organisée par 65 organisations (associations, syndicats, forces politiques) pour une Europe Solidaire et contre le Traité d'austérité. Sa diversité syndicale, associative et politique a payé et entraîné une importante dynamique citoyenne. Cette manifestation de plus de 80 000  personnes marque une étape importante dans la mobilisation contre le traité et plus largement les politiques d'austérité qui sévissent en Europe comme en France. Tous ensemble, nous avons largement participé à ce que le débat public s'ouvre sur les enjeux de ce traité. Les deux semaines qui s'ouvrent au parlement doivent être l'occasion d'amplifier encore ce débat.





vendredi 7 septembre 2012

Non à l’austérité permanente : refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe !

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».
Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique.

mercredi 29 août 2012

L’heure est au rassemblement contre le traité européen

Communiqué du Front de Gauche, Paris, le 29 août 2012

Le gouvernement a décidé de faire ratifier le traité européen tout début octobre par le Parlement. Il s’agit d’une décision importante pour la France comme pour le devenir de l’Europe. 
Le MEDEF vient d’appeler à la ratification sans condition du traité mis en place par Madame Merkel et Monsieur Sarkozy tout en continuant de réclamer de nouveaux cadeaux pour le patronat en termes d’allègement d’impôts et de cotisations sociales.
Le Front de gauche tient à rappeler son opposition totale à ce pacte budgétaire qui renforcerait encore toutes les politiques conduisant à la fois à la régression sociale, à l’aggravation de la crise écologique, au déni démocratique et à la récession économique en Europe comme en France. Il entend donc mettre tout en œuvre pour que la France ne le ratifie pas. Le Front de gauche, pour sa part, se prononce pour l’organisation d’un référendum permettant de respecter la souveraineté populaire.
Il salue les voix de plus en plus nombreuses qui à gauche, au Parlement, dans le monde syndical et dans la diversité du mouvement social s’élèvent contre la ratification de ce pacte budgétaire.
Il estime nécessaire de mener une campagne rapide, dynamique et pédagogique afin de souligner les enjeux et les dangers liés à ce pacte budgétaire et de mettre le Président de la République, le gouvernement et les parlementaires devant leurs responsabilités.
C’est dans ce cadre qu’il a lancé le principe d’une grande manifestation nationale contre ce traité afin de contribuer au rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent défendre les chances d’une politique alternative aux logiques financières. Il propose cette initiative au « collectif de l’audit de la dette » dans la perspective de la réunion que celui-ci organise le 4 septembre prochain.
Il partage le souci d’inscrire cette action dans la durée afin de créer les conditions en France et en Europe de combattre les politiques d’austérité et de construire une autre Europe.
Il souhaite que la manifestation nationale, comme l’ensemble des initiatives prises, soit coorganisée par le maximum d’organisations associatives, syndicales et politiques. L’heure est au rassemblement, c’est la voix de l’efficacité et c’est urgent.