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jeudi 5 décembre 2013

Pour l’égalité des droits et contre le racisme !

Une situation qui s’est aggravée
Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes marchaient à Paris contre les violences policières, la double peine, les discriminations et pour la reconnaissance des enfants des immigré-e-s postcoloniaux comme des citoyen-ne-s à part entière.
30 ans après, le Président et la majorité PS-EELV, pourtant élus sur l’engagement de lutter contre le contrôle au faciès et d’accorder le droit de vote aux étranger-e-s, enterrent une fois de plus leurs promesses.
30 ans après, Manuel Valls, à l’Intérieur, applique la même politique que Sarkozy (expulsions des Sans-papiers, harcèlement des Rroms, stigmatisation des Musulman-e-s…), et encourage ainsi les attaques racistes de la droite et l’extrême-droite comme celles à l’encontre de la ministre de la Justice Christiane Taubira.
30 ans après, le racisme structurel s’est décomplexé. Aux effets de la crise dont elles et ils sont souvent les premières victimes, s’ajoutent les violences et les discriminations que subissent au quotidien Arabes, Noir-e-s, Musulman-e-s, gens du voyage et immigré-e-s à tous les niveaux : emploi, logement, éducation, culture, loisirs, police, justice, histoire, mémoire...

Contre les divisions racistes, ouvrons un autre horizon
Le capitalisme met en concurrence groupes et individus. Le racisme les hiérarchise et les opprime. Il permet de maintenir le statu quo en désignant des boucs-émissaires et en créant un faux sentiment d’identité et d’unité nationales.
Plutôt que de s’opposer aux patrons qui licencient pour augmenter leurs profits, certain-e-s s’en prennent aux étranger-e-s. D’autres accusent leurs voisin-e-s d’une autre religion ou couleur de peau qui subissent pourtant tout aussi durement la casse des services publics et de la protection sociale. Résultat : les riches et les dominant-e-s sont épargné-e-s, les salarié-e-s et classes populaires résistent en ordre dispersé et toute le monde y perd.
Notre diversité est une richesse humaine et culturelle. L’immigration n’est pas un problème, bien au contraire : elle « rapporte » chaque année des millions d’euros en impôts et en cotisations sociales. Nos intérêts en tant que classe sont les mêmes et nos combats doivent être convergents. Ne laissons pas le racisme nous diviser et nous affaiblir !

Une autre politique de lutte contre le racisme et la xénophobie est possible !
Les 18 millions d’électeur-trice-s qui ont chassé Sarkozy en 2012 ne l’ont pas fait pour voir la même politique et entendre les mêmes discours racistes et xénophobes se continuer ! Une véritable politique de lutte pour l’égalité et contre les discriminations est urgente, nécessaire et possible. Elle nécessite des mesures concrètes.
  • Instauration d’un récépissé de contrôle d’identité pour lutter contre le contrôle au faciès ; encadrement strict des forces de l’ordre ; commission d’enquête indépendante sur les crimes et les violences policières 
  • Fin de l’impunité des auteurs de crimes racistes et soutien aux familles des victimes
  • Arrêt des expulsions ; fermeture des centres de rétention ; régularisation des Sans-papiers ; délivrance d’une carte de résident-e de 10 ans avec renouvellement de droit
  • Abrogation de toutes les lois et circulaires racistes, de Pasqua à Valls ; révision du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA)
  • Facilitation de l’accès à la nationalité et respect du droit du sol dès la naissance
  • Instauration du droit de vote et d’éligibilité pour tou-te-s les résident-e-s étranger-e-s
***
Lire et télécharger le tract ici. 


mardi 3 décembre 2013

Contre le racisme et pour l’égalité des droits : le combat continue !

Communiqué du Front de gauche, 3 décembre 2013

Cette année marque le trentenaire de la Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme de 1983. Depuis, la situation générale s’est beaucoup dégradée. La crise s’est durablement installée, le chômage et la précarité ont explosé, les politiques et les discours racistes et xénophobes se sont décomplexés et systématisés.

Le gouvernement Ayrault-Valls et la majorité PS-EELV actuels ont renié leurs engagements en matière de lutte contre les discriminations et pour l’égalité et poursuivent la même politique migratoire répressive que les pouvoirs de droite précédents. C’est ce qui permet aujourd’hui à une droite et une extrême-droite remobilisées de pousser leur avantage, comme l’illustrent les attaques racistes contre la ministre de la Justice Christiane Taubira. Au quotidien, les discriminations à l’égard des citoyen-ne-s français-e-s descendant-e-s de l’immigration post-coloniale ou de confession musulmane, originaires des territoires ultramarins ou gens du voyage, comme des populations immigrées africaines, asiatiques ou Roms, sont présentes à tous les niveaux : éducation, emploi, logement, loisirs, police, justice, média.

Les revendications portées par les marcheur-euse-s de 1983 sont plus que jamais d’actualité. Le Front de gauche réaffirme avec force son engagement aux côtés de toutes les forces qui se battent contre le racisme et pour l’égalité des droits. Il sera ainsi présent à la manifestation du 7 décembre. Il renouvelle ses propositions en faveur d’une grande loi et de la création d’un Ministère de l’égalité chargé de lutter contre toutes les discriminations. Pour que cessent violences policières et contrôles au faciès, il faut instaurer un reçu et mieux encadrer les forces de police. Et pour faire vivre la justice et la citoyenneté il faut régulariser les Sans papiers, faciliter l’obtention de la carte de résident-e et accorder le droit de vote à tou-te-s les résident-e-s étranger-e-s.

Ensemble, contre le racisme, pour la justice et l’égalité des droits pour tou-te-s !

vendredi 12 octobre 2012

Le Front de gauche soutient la campagne du collectif « Stop le contrôle au faciès »

Partisan d’une révolution citoyenne et républicaine qui garantisse les libertés et réalise l’égalité réelle pour toutes et tous, le Front de gauche apporte tout son soutien à la campagne du collectif « Stop le contrôle au faciès » en faveur de l’adoption d’un récépissé de contrôle d’identité.
Les habitants des quartiers populaires, en particulier les jeunes, subissent un véritable harcèlement policier en étant contrôlés parfois plusieurs fois par jour. Trop souvent, la police considère comme suspects d’office ceux qui ne sont pas blancs, ceux qui semblent venir d’un quartier populaire. 
La multiplication des contrôles d’identité au faciès est une atteinte à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. 

Opération « Vos Papiers ! » organisée par les Indivisibles à la Fontaine des Innocents le 29 octobre 2011
Il faut mettre un terme à ces pratiques inadmissibles. La politique du chiffre, la stigmatisation des quartiers populaires, la xénophobie d'État qui ont marqué le quinquennat Sarkozy doivent cesser. L’instauration du récépissé a démontré son efficacité dans les pays où il a été développé. Ainsi, en Espagne, il a permis de réduire de 70 % le nombre de ces contrôles.