Bulletin
Convergences et alternative, n° 9, 22 novembre 2011, p. 5.
Nous avons interviewé Tony Fraquelli,
cheminot à Austerlitz.
Comment s’est constituée votre assemblée
citoyenne sur la gare ?
Sur
Austerlitz l’idée d’un collectif politique unitaire court depuis pas mal de temps. Certains militants étaient
d’accord mais il restait encore des blocages venant souvent de plus haut et ça
n’avait pas abouti. Puis le mouvement des retraites et les luttes sociales ont
alimenté la discussion entre nous et parmi ceux qui s’étaient lancés dans la
bagarre. D’ailleurs on s’est fait interpellé sur le mode : « on se
rend compte que le syndicat, s’il est indispensable, ne suffit pas, vous les
militants politiques qu’attendez-vous ? On a également besoin d’unité
politique. »
Mais
il y avait encore des résistances au sein du PCF. Puis il y a eu le discours de
D. Le Reste à Gennevilliers, dans le cadre de l’appel « Pour une dynamique populaire du Front de
gauche », disant qu’il ne fallait pas attendre les consignes mais avancer. Dès
le lundi matin les camarades du PC m’appellent en disant :« on y va ».
On
décide donc de lancer un appel initié par des militants Parti communiste et
Convergences et alternative. Seulement on est tous militant CGT, ça marque, ça
laisse des traces parce qu’on a la même culture syndicale. Cet appel est tout
de suite repris par douze cheminots.
Cela
a été l’occasion de rediscuter politique, de revenir sur les expériences
passées en particulier la gauche plurielle, mais on sent encore de l’attentisme
parmi les cheminots en particulier sur notre candidat. Certains attendent de
voir, d’aller plus avant dans la campagne pour être rassurés sur l’orientation
du Front de Gauche.
