mardi 20 mars 2012

La Bastille, ce n’est qu’un début ....

Bastille, 18 mars 2012. Source: Place aux photos, http://photos.placeaupeuple2012.fr
Le roi Sarkozy est parti en campagne en donnant à cette élection un tour d’affrontement politico-social radical. Il est avec Parisot pour réaliser les rêves du Medef, avec Merkel pour imposer l’austérité généralisée en Europe, avec Guéant pour camoufler le tout derrière une prétendue civilisation en danger et une surenchère sur les « valeurs » qu’il partage avec le FN. L’enjeu de 2012 est désormais limpide: il faut le battre, lui et la droite, sous peine de connaître, pour le coup, un vrai recul de civilisation, un retour à la loi de la jungle capitaliste réduisant à néant tous les acquis sociaux. La Grèce est là pour montrer jusqu’où ils sont capables d’aller ….
Dans cet affrontement contre la droite et l’extrême-droite, l’autre enjeu, en 2012, c’est de faire monter en puissance une gauche de résistance. Et cette fois-ci, c’est bien parti : le Front de gauche, parce qu’il est lui-même la convergence de plusieurs forces politiques qui ont choisi de se rassembler, réussit à se dépasser, à susciter un élan populaire et à redonner confiance et dignité, à celles et ceux qui désespéraient de la gauche. Avec lui on relève la tête, et on ose affirmer que pour sortir de la crise, il faut faire des choix radicaux pour ne plus subir le libéralisme. Le succès de la marche du 18 mars, qui a réunit près de 120 000 personnes, en est à ce jour la plus éclatante démonstration.

Contre la dictature des marchés et des financiers: résistance!
La crise est bien là, contre nos salaires et nos emplois, et pour en sortir on ne peut faire confiance à une gauche de résignation qui n’oserait pas s’affronter aux marchés financiers et paierait leur dette sans broncher. La Grèce encore, montre jusqu’à quelle catastrophe peut mener ce type de politique quand la gauche y consent.
Une gauche de résistance ne peut avancer sans la puissance d’un mouvement social actif. Avant comme après les élections. Et dès maintenant, on s’aperçoit que les salarié-e-s en grève et les usines occupées contre les licenciements s’invitent aussi dans le débat. Beaucoup d’entre elles et eux étaient présent-e-s, dimanche, dans notre marche sur la Bastille. Le Front de gauche réussit à faire entendre leurs voix, celle d’une gauche de combat, et ce sont des foules entières, jeunes, combatives, qui convergent vers les meetings de son candidat Jean-Luc Mélenchon.

Un programme d’urgence et d’alternatives
Dans les semaines qui viennent, le Front de gauche peut faire converger les exigences venant de tous les secteurs, pour les traduire en lois et en mesures immédiates, portées par notre candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et par nos candidat-e-s aux législatives de juin 2012: taxer la finance, contrôler les banques, empêcher les licenciements boursiers, défendre la réduction du temps de travail, augmenter SMIC et salaires, 60 ans à taux plein, transport et énergie sous contrôle public, planifier une rupture écologique, porter de nouveaux droits en changeant de République ...
C’est sur ces bases que nous voulons gouverner, que nous voulons résoudre la crise en faveur du monde du travail. Nous avons tout un « programme » bien chargé d’actions à partager, dans la rue comme dans les élections, dans les mois qui viennent. Manifester, voter, faire grève, occuper des places, débattre, voter à nouveau, voire, pourquoi pas, occuper les usines comme en 1936, quand la droite fut battue et que la gauche molle tergiversait…

Tou-te-s ensemble, Front de gauche!
En élargissant ce Front, en cherchant à convaincre une majorité des électeur-trice-s à gauche qu’il y a une autre orientation possible que celle du Parti socialiste, nous créons en même temps un nouvel espace politique. Nous avons besoin d’une nouvelle force capable de changer les rapports de force à gauche, afin de gouverner pour le peuple, mais pas pour les marchés, ni pour appliquer l’austérité...Une force à gauche qui restera fidèle à ses engagements, et qui refusera de servir de force d’appoint à un gouvernement de gestion du libéralisme comme ceux qui ont été dirigés par les Partis socialistes en Europe.
Ce n’est qu’un début, le Front de gauche ne s’arrêtera pas au lendemain des élections présidentielle et législatives, renvoyant chacun-e aux logiques de cartellisation politique. Un mouvement s’est mis en route, sa dynamique peut se renforcer dès maintenant, en multipliant des assemblée citoyennes du Front de Gauche, ouvertes à toutes et tous, et qui devront continuer, tant nous aurons besoin d’un Front politique et social, dans les luttes comme dans les élections.
Ce mouvement a besoin de vous, de toutes les énergies, rejoignez le !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire